actualités de l'académie d'orléans-tours

FPMA du 15 juin 2017

Déclaration liminaire

Cette FPMA se tient dans un contexte marqué par la volonté confirmée du gouvernement d’avancer par ordonnances vers une loi travail prolongeant et achevant la loi Travail de Myriam El Khomri, dont les intentions sont claires : généraliser l’inversion de la hiérarchie des normes, imposer les référendums d’entreprise, le plafonnement des indemnités prud’homales. Pas plus que pour la loi El Khomri, dont la confédération cgt-FO revendique toujours l’abrogation, nous n’accepterons une aggravation de la remise en cause du Code du travail et des garanties collectives. 
 
Les annonces du Ministre de l’Action et des Comptes publics vont dans le sens d’une suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, dont 50.000 pour la Fonction publique de l’Etat et 20.000 pour l’Education nationale. Confirmation aussi du gel du point d’indice pour 2018 - alors que les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires s’élèvent à 16% depuis 2000 - et du rétablissement du jour de carence. 
 
Dans ce contexte, FO réaffirme ses revendications et sera particulièrement vigilante quant à la défense des garanties et droits collectifs inscrits dans notre statut général, de nos statuts particuliers, dont fait partie le droit statutaire à mutation : cette FPMA en est une des manifestations importantes. Le travail des personnels de la DPE – dont nous soulignons à nouveau la qualité et que nous remercions pour leur disponibilité – permet aux commissaires paritaires de contrôler dans de bonnes conditions l’application des règles qui s’imposent à tous.
 
Reçus par le nouveau ministre de l’Education nationale, M. Blanquer, le SNFOLC avec la FNEC FP-FO a exigé des mesures d’urgence sur tous les dossiers (collège, évaluation, stagiaires…). Concernant l’évaluation, FO dénonce la publication à la hâte des textes transposant PPCR à l’Education nationale les 7 et 10 mai 2017. Ces textes publiés le même jour que plusieurs décrets d’application de la loi Travail sont, après le décret Hamon du 30 août 2014 dont nous demandons l’abrogation, une nouvelle fragilisation de notre statut. Voilà qui ouvre la voie à tous ceux qui réclament l’individualisation totale des rémunérations, le recrutement des enseignants par le chef d’établissement et l’arbitraire local contre les droits à mutation garantis par le statut de la Fonction publique de l’Etat. 
 
Concernant PPCR, le SNFOLC condamne la mise en extinction de l’échelle de rémunération spécifique des professeurs bi-admissibles à compter du 1er septembre 2017 et exige une mesure de sauvegarde immédiate. 
 
Pour le collège, M. le ministre a soumis à l’avis du Conseil supérieur de l’éducation un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 19 mai 2015, texte publié en force par Mme Vallaud-Belkacem le jour d’une grève majorité à l’appel des organisations syndicales majoritaires du second degré. Les organisations FO, SNESFSU, SNEP-FSU, CGT Educ’action, SUD Education, Solidaires, SNALC-FGAF et CFE-CGC ont déclaré que ce projet d’arrêté « ne modifie pas le fond de la réforme de Mme Vallaud-Belkacem. (…) L’étau est certes desserré mais cela ne doit pas faire illusion sur le fond : c’est un pas vers plus d’autonomie. Un vrai pas en avant serait de satisfaire ce que la majorité des organisations syndicales du second degré avec les personnels ont demandé pendant des mois : l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture de discussions pour une autre réforme. » (Déclaration syndicale lue au CSE du 8 juin 2017). 
 
FO a voté contre ce projet qui a été majoritairement rejeté au CSE. Pour le SNFOLC, l’urgence est au rétablissement des horaires disciplinaires nationaux, que les horaires des enseignements complémentaires et les marges reviennent aux disciplines. Rouvrir le dossier du collège pour renforcer l’autonomie des établissements n’est pas une réponse aux revendications des personnels. Ces derniers sont, en cette fin d’année, épuisés par la réforme du collège, les réunions, les tensions, le changement brutal des programmes des quatre niveaux, la surcharge de travail liée au LSU, etc. 
 
Pour le SNFOLC, il faut que cela cesse, cela passe par la satisfaction des revendications des personnels et l’abandon des contre-réformes. C’est notre conception de l’indépendance syndicale. 
 
 
Les commissaires paritaires du SNFOLC Laurent Carion, Hélène Massiot, Philippe Morisset, Camille Sotin, Laurent Thébaut 

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SNFOLC reçu par la Rectrice le 22mai2017

Le SNFOLC représenté par François Desplanches, Ludwig Floreck, Emmanuel Bruneau et Laurent Carrion a été reçue par la Rectrice , le Secrétaire Général , la DRH et la doyenne des IPR.

➢ CONCERNANT L’ÉVALUATION DES ÉLÈVES (COMPETENCES, DNB, LSU…)
 
Force Ouvrière a rappelé ses revendications concernant cet aspect particulier de la réforme du collège dont nous voulons l’abrogation :  Retrait du LSU, pas d’obligation à l’évaluation par compétences respect de la liberté pédagogique individuelle d’appliquer l’évaluation chiffrée.

La Rectrice :
Il s’agit d’une « période compliquée de transition tant pour les enseignants que les chefs d’établissement, garants de la politique ministérielle »

 

Il n’y aura pas de communication de la note d’oral du DNB AVANT la publication de l’ensemble des résultats.  
 

Sur la question du choix note ou compétence : Il doit être fait PAR CLASSE avec accord des équipes pédagogiques :  « le positionnement par classe est un verrou technique » « La liberté pédagogique individuelle s’arrête (s’inscrit) dans les bornes des choix de l’équipe pédagogique » (sic)
 
Si des expériences menées dans certains établissements ont été plus loin dans la validation des compétences, rappel qu’il s’agit d’une période transitoire et qu’il « faut rester dans le dialogue »
 
Sur les difficultés de passer du « tout compétence » aux notes en lycée :

« L’évaluation par compétences n’est pas laxiste, les élèves vont s’adapter et s’en sortir au lycée »
 
Le LSU n’est pas qu’une interface, c’est aussi une « application archive qui va garder une trace des bilans périodiques des élèves utile en cas de changement d’établissement … »
 
Sur l’évaluation de l’oral du DNB seulement basé sur le rapport de stage d’une semaine : « il faudra faire évoluer la soutenance du rapport de stage vers l’intégralité du parcours avenir. Des informations ont été données en ce sens. »
 
Sur Affelnet (procédure informatisée d’orientation des élèves en fin de troisième :

Il y a une harmonisation d’une académie à l’autre des coefficients pour Affelnet « faisons confiance » … « le test réalisé dans l’académie de Versailles lève les craintes sur la discrimination des élèves» 
 
➢ CONCERNANT LA REMUNERATION DES ORAUX (oral du DNB/TPE)
 
Selon le Rectorat d’Orléans-Tours, il n’existerait pas de cadre réglementaire à la rémunération en indemnité d’examen des TPE et oraux du DNB.


A l’inverse, la rémunération antérieure des TPE a été jugée anormale par le service comptable interne du Rectorat. La DGRH du Ministère aurait été interrogée sur la question pour confirmation …

Selon le SG, Le risque serait même le reversement de trop perçu...(SIC !). Pas d’HSE non plus pour les oraux blancs.
 
Commentaire FO : 

risque minime au regard des sommes versées mais maximal concernant le précédent que cela représente !
 
Pour conclure laissons la parole à la DRH qui a indiqué :

« En dehors du face à face pédagogique, cette mission fait intégralement partie des obligations horaires (« bloc II ») » dans le cadre du décret d’août 2014.
 
Commentaire FO :

Ce sont les fameuses missions liées dont la seule limitation théorique sont le cadre des 1607 heures : autrement dit le décret Hamon publié en 2014 dont nous demandons l’abrogation. 

Plus que jamais nous demandons le paiement de toutes les épreuves : pas de travail gratuit !
 
➢ CONCERNANT LES FORMATIONS
 
Rappel de la position de FO : nous voulons des formations volontaires dans le cadre du PAF
 
Reconnaissance que les formations ont été très nombreuses cette année  Il y a eu une « année lourde, dense de réflexions mais les choses ont bougé dans le bon sens pour les élèves ».
 
Il devrait y avoir moins de formations l’an prochain et volonté de « garder à l’esprit que le mercredi PM doit être préservé pour tout le monde » selon la Rectrice.
 
➢ CONCERNANT LES STAGIAIRES
 
Nous avons rappelé notre très grande inquiétude concernant les stagiaires dont les conditions de stage ce sont fortement dégradées depuis la mise en place de la masterisation et dont le taux de non titularisation augmente de manière important singulièrement dans certaines disciplines.
 
1ère réflexion de la Rectrice : « c’est mieux que pas de formation du tout »…

La Rectrice que nous avions alertée dès sa prise de fonction, a demandé à l’ESPE d’étaler davantage les formations pour avoir des conditions de démarrage plus acceptables pour le début de carrière.
 
Selon la DRH, il n’y aurait pas de hausse spectaculaire constatée des démissions par rapport aux années précédentes, une vingtaine de démission dont :

- 1/2 AVANT même la prise de poste (surtout des stagiaires extérieurs à l’académie)

- l’autre 1/2 : des pb de charge de travail et de représentation du métier d’enseignant
 
+ un effet mécanique à prendre en compte : plus de stagiaires cette année => plus de démissions
 
Concernant la non titularisation des stagiaires au bout de la 1ère année (en particulier en Histoire-Géographie et Espagnol) , réponse de l’inspection:

« les IPR et formateurs sont stables depuis plusieurs années » 

« mieux vaut une non titularisation que 40 années de souffrance » (…)
 
Commentaires FO:

Depuis la masterisation du recrutement, le nombre de démissions n’augmentent peut être pas, mais il n’en est pas de même pour le nombre de licenciements.

Pour ce qui est de la « souffrance » peut être que le Rectorat, dans toutes ses composantes, feraient bien de s’interroger sur les conditions de travail imposées à tous et en premier lieu aux stagiaires à qui on demande l’impossible, aussi bien en volume de travail qu’en pratiques pédagogiques dogmatiques et irréalistes…

Sur la question du choix note ou compétence : Il doit être fait PAR CLASSE avec accord des équipes pédagogiques :  « le positionnement par classe est un verrou technique » « La liberté pédagogique individuelle s’arrête (s’inscrit) dans les bornes des choix de l’équipe pédagogique » (sic)
 
Si des expériences menées dans certains établissements ont été plus loin dans la validation des compétences, rappel qu’il s’agit d’une période transitoire et qu’il « faut rester dans le dialogue »
 
Sur les difficultés de passer du « tout compétence » aux notes en lycée : « L’évaluation par compétences n’est pas laxiste, les élèves vont s’adapter et s’en sortir au lycée »
 
Le LSU n’est pas qu’une interface, c’est aussi une « application archive » qui va garder une trace des bilans périodiques des élèves utile en cas de changement d’établissement … »
 
Sur l’évaluation de l’oral du DNB seulement basé sur le rapport de stage d’une semaine : « il faudra faire évoluer la soutenance du rapport de stage vers l’intégralité du parcours avenir. Des informations ont été données en ce sens. »
 
Sur Affelnet (procédure informatisée d’orientation des élèves en fin de troisième : Il y a une harmonisation d’une académie à l’autre des coefficients pour Affelnet « faisons confiance » … « le test réalisé dans l’académie de Versailles lève les craintes sur la discrimination des élèves» 
 
➢ CONCERNANT LA REMUNERATION DES ORAUX (oral du DNB/TPE)
 
Selon le Rectorat d’Orléans-Tours, il n’existerait pas de cadre réglementaire à la rémunération en indemnité d’examen des TPE et oraux du DNB.
Syndicat National FORCE OUVRIERE des Lycées et collèges Fédération de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Confédération Générale du Travail Force Ouvrière Section académique d'Orléans Tours UD FO, 10 rue Théophile Naudy 45000 Orléans  tél. : 02 38 53 12 66 E.mail : snfolc.orleans@orange.fr Site : http://www.snfolc-orleans-tours.net 
A l’inverse, la rémunération antérieure des TPE a été jugée anormale par le service comptable interne du Rectorat. La DGRH du Ministère aurait été interrogée sur la question pour confirmation … Selon le SG, Le risque serait même le reversement de trop perçu...(SIC !). Pas d’HSE non plus pour les oraux blancs.
 
Commentaire FO :  risque minime au regard des sommes versées mais maximal concernant le précédent que cela représente !
 
Pour conclure laissons la parole à la DRH qui a indiqué : « En dehors du face à face pédagogique, cette mission fait intégralement partie des obligations horaires (« bloc II ») » dans le cadre du décret d’août 2014.
 
Commentaire FO : Ce sont les fameuses missions liées dont la seule limitation théorique sont le cadre des 1607 heures : autrement dit le décret Hamon publié en 2014 dont nous demandons l’abrogation.  Plus que jamais nous demandons le paiement de toutes les épreuves : pas de travail gratuit !
 
➢ CONCERNANT LES FORMATIONS
 
Rappel de la position de FO : nous voulons des formations volontaires dans le cadre du PAF
 
Reconnaissance que les formations ont été très nombreuses cette année  Il y a eu une « année lourde, dense de réflexions mais les choses ont bougé dans le bon sens pour les élèves ».
 
Il devrait y avoir moins de formations l’an prochain et volonté de « garder à l’esprit que le mercredi PM doit être préservé pour tout le monde » selon la Rectrice.
 
➢ CONCERNANT LES STAGIAIRES
 
Nous avons rappelé notre très grande inquiétude concernant les stagiaires dont les conditions de stage ce sont fortement dégradées depuis la mise en place de la masterisation et dont le taux de non titularisation augmente de manière important singulièrement dans certaines disciplines.
 
1ère réflexion de la Rectrice : « c’est mieux que pas de formation du tout »… La Rectrice que nous avions alertée dès sa prise de fonction, a demandé à l’ESPE d’étaler davantage les formations pour avoir des conditions de démarrage plus acceptables pour le début de carrière.
 
Selon la DRH, il n’y aurait pas de hausse spectaculaire constatée des démissions par rapport aux années précédentes, une vingtaine de démission dont : - 1/2 AVANT même la prise de poste (surtout des stagiaires extérieurs à l’académie) - l’autre 1/2 : des pb de charge de travail et de représentation du métier d’enseignant
 
+ un effet mécanique à prendre en compte : plus de stagiaires cette année => plus de démissions
 
Concernant la non titularisation des stagiaires au bout de la 1ère année (en particulier en Histoire-Géographie et Espagnol) , réponse de l’inspection: « les IPR et formateurs sont stables depuis plusieurs années »  « mieux vaut une non titularisation que 40 années de souffrance » (…)
 
Commentaires FO: Depuis la masterisation du recrutement, le nombre de démissions n’augmentent peut être pas, mais il n’en est pas de même pour le nombre de licenciements. Pour ce qui est de la « souffrance » peut être que le Rectorat, dans toutes ses composantes, feraient bien de s’interroger sur les conditions de travail imposées à tous et en premier lieu aux stagiaires à qui on demande l’impossible, aussi bien en volume de travail qu’en pratiques pédagogiques dogmatiques et irréalistes…
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Déclaration liminaire FO

CAPA Hors classe des agrégés du 2 mai 17

Dans quelques jours, les salariés seront appelés à élire leur prochain président de la République. Fidèle à la charte d’Amiens, la Confédération Force Ouvrière ne donnera aucune consigne de vote, cette position constante de FO est la marque de son indépendance.
 
A l’occasion de cette CAPA chargée d’examiner l’avancement à la hors-classe des professeurs agrégés  Force Ouvrière tient à rappeler que le calendrier politique n’impose nullement une trêve de l’action revendicative, c’est ce que nous avons réaffirmé dans les manifestations du 1 Mai, souvent de manière unitaire, avec la CGT, Solidaires et la FSU. Comme nous ne cessons de le dire depuis plusieurs années, l’austérité a et a eu des effets suicidaires socialement, économiquement et démocratiquement.  
 
En cette veille du scrutin, les personnels continuent de subir des attaques contre leurs droits, contre leurs conditions de travail, contre leurs rémunérations. Il n’y a pas de « trêve électorale » pour eux : cette CAPA en est l’illustration puisque elle doit être la dernière à se tenir dans le cadre ancien, celui qui précède l’application de PPCR. 
 
La réforme PPCR imposée par le gouvernement en septembre 2015, alors même que les organisations syndicales majoritaires de la fonction publique avaient refusé de signer le projet de protocole a été un nouveau passage en force, comme l’a été la mise en place de la réforme du collège aux forceps ou de la « loi travail » à coup de 49,3. 
 
Récemment, aux côtés de la CGT et de la FGAF, Force Ouvrière a voté contre le décret balai transposant PPCR dans les différents statuts des personnels de l’Education nationale, qui allonge leur carrière, qui remplace leur note chiffrée prenant en compte l’ancienneté par une évaluation par compétence semblable à celle utilisée pour la titularisation des stagiaires, et qui leur impose un suivi individuel réduisant à néant ce qui leur restait de liberté pédagogique. 
 
Contrairement à ce qu’a pu dire la ministre de l’Education nationale, la réforme PPCR  n’assure pas un parcours professionnel sur deux grades. Un avis défavorable du chef d’établissement ou de l’inspecteur suffira à barrer l’accès à la hors classe. La Direction Générale des Ressources Humaines du ministère de l’Education nationale l’a écrit en toutes lettres « une opposition à la promotion à la hors-classe pourra être formulée dans des cas très exceptionnels. Elle fera l’objet d’un rapport de motivation ». La Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique a confirmé qu’il n’y avait aucune obligation à dérouler un corps sur deux grades.
 
Il faut également rappeler que PPCR ne permet pas de compenser les pertes de rémunération accumulées depuis 7 ans. En 2020 après la « revalorisation » un professeur agrégé au 10ème échelon de la classe normale gagnera près de 50 euros de moins que ce qu’aurait touché en 2010 un collègue dans la même situation. Un agrégé au 3ème chevron du dernier échelon de la hors classe perdra pour sa part plus de 100 euros par rapport à la rémunération à laquelle il aurait eu droit en 2010.
 
Pour la campagne 2017 de promotion à la hors classe des professeurs agrégés, la note de service n° 2016191 du 15 décembre 2016 reconduit le barème mis en place l’an dernier qui valorise les promouvables au 11ème échelon. Force Ouvrière approuve cette mesure et manifeste les plus vives inquiétudes concernant les  campagnes à venir y compris pour la phase transitoire pour laquelle aucun dispositif précis n’est annoncé.
 
Le SNFOLC rappelle sa revendication : chaque professeur agrégé doit bénéficier d’un parcours de carrière complet, c’est-à-dire, partir à la retraite au troisième chevron du sixième échelon de la hors classe. Compte tenu des règles de reclassement dans la hors classe, encore en vigueur cette année, la promotion ne se traduira par un gain financier immédiat et significatif que pour ceux qui séjournent dans le 11ème échelon depuis au moins 4 ans : le SNFOLC est donc particulièrement attentif aux collègues dans cette situation.
 
 Nous rappelons donc nos revendications déjà exprimées en GT :

• Que tous les 11° échelon avec 4 ans d’ancienneté soit proposés, et qu’ils puissent tous avoir l’avis exceptionnel ce qui leur donnerait plus de chance d’obtenir la promotion en CAPN. 

• Proposer tous ceux proposés l’an dernier et non promus en maintenant l’avis exceptionnel le cas échéant.
 
Pour finir, le SNFOLC tient à remercier les personnels de la DPE pour la qualité des documents fournis et les explications fournies lors de la préparation de cette CAPA notamment lors du GT.

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CAPA liste aptitude agrégé

Déclaration liminaire FO à la CAPA liste aptitude agrégé du 15 mars 2017


La CAPA chargée d’examiner la liste des propositions rectorales pour l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude, se tient dans un contexte global marqué par la résistance des personnels aux politiques d’austérité conduites par le gouvernement.

 

A quelques semaines d'échéances politiques majeures, pour lesquelles FO rappelle qu'elle ne donnera aucune consigne de vote, nous tenons à rappeler la pleine actualité des revendications des personnels que nous portons depuis des mois.

 

Force Ouvrière constate que les conditions de travail se dégradent considérablement pour les personnels. Aussi FO ne saurait cautionner le saccage des services publics par des réformes n’allant que dans le sens d’économies de moyens. Les professeurs ne sont pas épargnés par les politiques d’austérité menées par le gouvernement contre les salariés.

 

Ce n'est pas la pseudo revalorisation Parcours Professionnels des Carrière et des Rémunération (PPCR) qui peut régler la question. D'ailleurs les personnels ont en ce mois de janvier bien vu que l'augmentation de la retenue pour pension, certes décidée en 2010, mais appliquée sans discontinuer depuis 2012, et conjuguée au blocage du point d'indice pendant 6 ans, a pour effet la baisse du salaire net et que l'ajout de quelques points d'indice du PPCR ne compenseront pas, loin s'en faut, les pertes subies.

 

Du fait de la réforme PPCR, imposée autoritairement aux fonctionnaires malgré l’opposition des syndicats majoritaires, et contrairement aux allégations de la ministre, sa refonte des statuts ne déconnecte pas la carrière de l’évaluation puisque 30% des personnels les mieux évalués auront le bénéfice d’une déduction d’ancienneté d’un an au 6ème échelon, une seconde au 8ème. Cependant, même ces collègues verront leur parcours professionnel considérablement allongés, il leur faudra 24 ans pour accéder au 11ème échelon alors que, actuellement, un professeur progressant au grand choix y parvient en 20 ans. Ce ralentissement des carrières permet au gouvernement de réaliser de substantielles économies sur le dos des enseignants.

 

Pour ce qui est de l’évaluation, le SNFOLC continue de revendiquer le maintien de la double notation encadrée par des grilles nationales, des inspections pédagogiques loyales, sereines, respectueuses des personnels, de la liberté pédagogique et de la qualification disciplinaire des enseignants et aucune évaluation sur la base d’entretien professionnel.

 

Dans cette période de régression sociale et de paupérisation des fonctionnaires, la CAPA convoquée aujourd’hui est particulièrement importante. Chargée d’examiner la promotion au corps des agrégés par liste d’aptitude conformément à l’article 5 du décret n°72-580 du 4 juillet 1972, elle permettra à un petit nombre de professeur, de compenser, pour les promus, une partie des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis plusieurs années.

 

L’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude représente pour les collègues le couronnement d’un parcours professionnel, la reconnaissance par l’Institution de leur façon de servir dans les différentes fonctions qu’ils ont pu occuper. C’est un débouché de carrière pour tous ceux qui ont déjà atteint l’indice terminal de leur corps, l’indice majoré 793. Le nombre important de candidatures confirme que les collègues se saisissent de cette possibilité statutaire de promotion pour accéder à une échelle de rémunération meilleure dans l’espoir de compenser la baisse de leur pouvoir d’achat. Mais la procédure est longue et il n’est pas rare que des professeurs aux qualités professionnelles reconnues finissent par se décourager et renoncent à présenter leur candidature.

 

L’examen des dossiers fait apparaître la qualité des candidatures. Cependant, en l’absence d’un barème de classement des demandes reposant sur la notation, l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité à l’agrégation, les diplômes et les titres universitaires, il est difficile pour les commissaires paritaires de contrôler qu’il y a égalité de traitement des demandes lors des choix opérés. Ainsi nous demandons que le ministère mette en place pour les campagnes à venir un barème de ce type : une telle mesure permettrait de faire comprendre le poids relatif de chacun des critères utilisés par l’administration pour élaborer son projet.

 

Nous revendiquons que le ministère mette en place pour les campagnes à venir un barème sur des critères objectifs et que soit abandonné la lettre de motivation.

 

En l’absence d’un tel barème, Force Ouvrière vous demande Mme La Rectrice :

 

  • que tous les collègues ayant déjà fait l'objet d'une proposition en 2016 et n’ayant pas été promus soient à nouveau transmis au ministère cette année et que leur rang de classement soit au moins aussi bon qu’en 2016,

 

  • que pour les nouveaux proposés une attention particulière soit accordée à la notation, l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité, les diplômes et les titres universitaires.
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Comité Technique Académique du 14 mars

La politique Ministérielle de réduction de postes, remise en cause des structures SEGPA  et des statuts, baisse des salaires à l’œuvre !

Réductions de postes :

 - Les délégués FO sont intervenus pour dénoncer notamment la suppression d’un poste de LettresHistoire au LP Courtois de Dreux, suppression maintenue par l’administration pour des questions de gestion 

- Postes de documentalistes : depuis 3 rentrées, il y a 3500 élèves en lycée en plus, et AUCUNE Création de poste de documentaliste, les délégués FO ont rappelé les demandes des lycées Vinci et Benjamin Franklin, l’administration renvoie la question à l’an prochain  et envisage un redéploiement des moyens : en clair, déshabiller Paul pour habiller Pierre. Nous refusons cette logique, aucun établissement n’est surdoté !

- Au LPO Jean Zay Orléans : La demande de transformation du poste de PLP lettres-anglais en certifié anglais du chef d'établissement, rejetée par l'ensemble des Organisations syndicales est refusée par le CTA.

- Administratifs : FO a rappelé son opposition au regroupement des agences comptables utilisé pour supprimer des postes en augmentant la charge de travail des personnels et demandé que le rattachement de 2 nouveaux collèges à chacune des agences  comptables des lycées Grandmont de Tours et Rabelais de Chinon s'accompagne de l'implantation d'un poste et non un demi. Ayant dénoncé l'absence de création et la logique des barèmes qui nous est opposée, FO demande l'amélioration des conditions de travail pour l'ensemble des personnels de Grandmont et Rabelais mais aussi de Becquerel et Corneille

- Postes de CPE : le Rectorat indique avoir « entendu » les demandes faites auprès de lui et relayées par nos délégués de la part des lycées M. Genevoix à Ingres, C. Claudel à Blois, L. de Vinci à Amboise, B. Franklin à Orléans et G. Sand à La Chatre, reconnus comme étant nettement en tension, et indique prendre « un engagement d’avoir une attention particulière » Cependant les réponses sont les mêmes : il n y aura pas de création de poste de CPE dans ces établissements, comme dans aucun lycée de l’académie d’ailleurs.
Nous rappelons les exigences des collègues : les demandes d’audience doivent être honorées, et les personnels ne sauraient se satisfaire de cette situation, qui déjà très difficile va devenir explosive. Nous continuons à demander les postes nécessaires et soutenons toutes les actions engagées par les personnels en ce sens.

 
 
SEGPA :
10 postes fermés cette année, en 4 rentrées c'est environ 10% des postes de SEGPA qui ont été fermés.FO a dénoncé la volonté ministérielle de remise en cause de ces structures !

Les propositions de postes de l’académie, déclinaison de la politique nationale n’ont reçu l’aval d’aucune organisation syndicale présente : 
Vote postes personnels enseignants : contre: 6 (FO, FSU), abstention: 4 (UNSA, CFDT), pour: 0
Vote postes non enseignants : contre: 9 (FO, FSU, UNSA), abstention: 1 (CFDT), pour: 0

 


Cadre de gestion des enseignants contractuels :
FO a voté contre, l’UNSA et la CFDT pour, la FSU s’est abstenue.
FO a rappelé sa revendication de voir des règles nationales et non des déclinaisons par académie et son opposition à voir corréler une réévaluation de la rémunération à un examen professionnel, demandant donc une progression de carrière automatique. Le Rectorat précise que la priorité était le travail sur les modalités de classement et que la partie réévaluation de la rémunération reste à préciser, un autre groupe de travail suivra.
Vote: contre: 1 (FO), abstention: 5 (FSU), pour: 4 (UNSA, CFDT)

 

 

TPE : non à suppression de l’indemnité !
Nous avions demandé que la question de l’Indemnité TPE, remise en cause par le Rectorat soit à l’ordre du jour : le Rectorat indique que c’est le Ministère qui aurait rappelé à l’ordre leurs services : il ne faut désormais plus rémunérer cette évaluation, et le Rectorat serait en tort..Nous sommes à nouveau intervenus pour la défendre, c’est une indemnité d’examen de baccalauréat. Une réponse écrite  nous sera faite, mais nous continuons la signature de la pétition pour la remise en place de cette indemnité, nous rappelons notre exigence d’abrogation du décret Hamon, qui définit notre service en missions (les 1607h, dont l’évaluation..) et non plus en obligations réglementaires de services.

 

 

EAF : premiers effets de la mobilisation.
Sur l’Epreuve Anticipée de Français : devant la mobilisation des personnels et le soutien apporté par FO et la FSU, le Rectorat  annonce que la charge de travail (déjà passée de 84 copies/84 oraux à 70/70 suite aux commissions d'entente et  au vœu au CHSCTA) va encore baisser. Le Rectorat va diminuer la réserve d'examinateurs pour augmenter de 20 ou 30 collègues le nombre d'examinateurs.
Rappelons qu’un vœu unanime avait été adopté par les organisations syndicales lors du CHSCTA sur cette question, demandant une baisse des copies et du nombre d’oraux, des conditions décentes de convocation et d’examen, une limitation des déplacements. L’administration est tenue de répondre à cet avis unanime, qui s’appuie sur l’avis du CHSCT Ministériel.  
Lors de l’AG intersyndicale dans le 41 à laquelle nous avons participé il a été décidé d’une pétition et d’une demande d’audience intersyndicale académique.

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Lettre au recteur

report de certaines épreuves de l’agrégation interne

Madame la Rectrice,
 
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur une conséquence majeure du  report des épreuves des concours de l'agrégation interne initialement fixées les 24 et 25 janvier 2017, reportées au 15 et 16 février 2017 (économie et gestion, éducation physique et sportive, histoire et géographie, lettres classiques, lettres modernes, philosophie, sciences économiques et sociales).
Si, dans un souci juste d’équité les épreuves ont été reportées en raison des conditions climatiques sévissant en Polynésie, cela pose un problème financier important aux personnels. 
Les candidats ont réservé transports et logements. Le mail du ministère ne parvenant aux candidats qu’en dernière limite, ce que nous comprenons puisque ces évènements ne sont pas prévisibles, ils ne peuvent annuler les frais engagés dans les délais de remboursement imposés.
Or d’ores et déjà, des candidats nous signalent que les services du rectorat indiquent que rien ne sera remboursé puisque cela ne dépend pas d’eux et que seul le ministère est à l’origine de ce report.
L’attachement des personnels à se présenter à un concours exigeant, la charge de travail qu’ils y ont mis valent mieux qu’une réponse lapidaire. Encourager toutes et tous, effacer les difficultés financières que vont avoir les personnels, c’est le rôle de l’Éducation nationale attachée, nous n’en doutons pas, à l’engagement des personnels. 
Nous vous demandons de donner consignes à vos services pour que les frais de déplacement, d’hébergement, de repas, soient pris en charge deux fois.
 
Je vous remercie à l’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prie, Madame la Rectrice, d’agréer l’expression de mon profond respect.

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Lettre au recteur

Evaluation des TPE

Madame la Rectrice,
 
 
Les lycées sont actuellement rentrés dans la phase de préparation de l’évaluation des TPE.
 
Il nous remonte des informations concernant cette épreuve du baccalauréat qui nous surprennent beaucoup : les examinateurs ne se verraient plus verser aucune indemnité d’examen puisque vous avez signé une circulaire en direction des chefs d’établissements en date du 10 octobre les en informant.
 
Nous ne comprenons pas pourquoi ce qui était  la règle l’an dernier, serait remis en cause pour cette session du baccalauréat et nous vous demandons de revenir au fonctionnement des années passées.
 
Je vous remercie à l’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prie, Madame la Rectrice, d’agréer l’expression de mon profond respect.

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Déclaration liminaire FO à la CAPA

promotion d'échelon des certifiés du 13 décembre 2016

 

Cette Commission Administrative Paritaire Académique revêt une importance particulière car la Ministre voudrait, en application du « protocole » PPCR syndicalement minoritaire, que ce soit la dernière CAPA consacrée à l’avancement d’échelon dans les conditions actuelles.

La prétendue revalorisation salariale à la sauce PPCR n’en est pas une. Une revalorisation des salaires, c'est quand on gagne plus, c’est quand le pouvoir d'achat progresse. Mais avec le PPCR ce n'est pas le cas ! Si l’on tient compte de l’augmentation constante de la retenue pour pension civile passée de 7,85% en 2010 à 10,29% au 1er janvier 2017, et qui passera à 11,1% en 2020, et si l’on tient compte de l'augmentation de 1,2% du point d'indice sur deux ans, les traitements nets seront pour la plupart des échelons inférieurs en 2020 à ceux de 2010 et pour les autres à peine supérieurs.

 

Nous voulons rappeler ici quelques mesures catégorielles qui ont déjà amputé les salaires des enseignants : la baisse de 750 € de l’indemnité versée aux tuteurs, le remplacement des heures de décharges statutaires par des IMP moins rétribuées que la 1ère HSA, la perte du bénéfice de la prime d’entrée dans le métier de 1.500 € pour les fonctionnaires ayant exercé pendant plus de trois mois comme non titulaires, la suppression de la prime spéciale de 500 € pour 3 HSA, l’exclusion des collègues devenus bi-admissibles à compter du 1er septembre 2017 de l’échelle spécifique de rémunération, sans compter la perte du pouvoir d’achat de 6,18% entre juillet 2010 et juillet 2016.

 

Le protocole PPCR transposé dans l'enseignement se traduit par une revalorisation indiciaire indigente, largement autofinancée par les enseignants à travers le transfert de 9 points d'indemnités, et par l’allongement de carrière.

 

Car ce qui est présenté comme une revalorisation va de pair avec le fait « de revoir le parcours de carrière de tous les enseignants (...) ». Actuellement, la carrière se déroule selon 3 rythmes : 20% à l’ancienneté (pour une durée de carrière de 30 ans), 50% au choix (sur une durée de 26 ans), et 30% au grand choix (sur une durée de 20 ans). Avec la réforme PPCR, un rythme unique est instauré (sur une durée de 26 ans) avec possibilité pour 30% des collègues de bénéficier deux fois d’une réduction d’un an. Ainsi, la réforme dégrade 30% des collègues (qui perdent jusqu’à 6 ans) et améliore 20% des professeurs (qui gagnent 4 ans maximum). Le solde est donc négatif, ce sont bien les personnels qui autofinancent la mise en application de PPCR.

 

La ministre déclarait : « Les personnels enseignants doivent pouvoir dérouler une carrière complète jusqu’au sommet de la hors-classe, qui devient ainsi le grade normal d’avancement dans la carrière », elle ne disait pas que tous le feraient effectivement. La DGAFP (Direction générale de l’Administration et de la Fonction Publique) a confirmé qu’il n’y avait aucune obligation à dérouler un corps sur deux grades. D’ailleurs le chef de cabinet de madame la ministre avait déclaré lors du GT ministérielle du 12 octobre que les avis défavorables des évaluateurs initiaux (inspection, chef d’établissement) interdirait l’accès à la Hors Classe. La « Hors-Classe pour tous » reste un mirage, cette vraie fausse promesse est dénoncée par Force Ouvrière depuis le début.

 

La prétendue revalorisation PPCR est le paravent pour masquer le coeur de la réforme : l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation selon de nouvelles modalités. De cette évaluation découlera la vitesse de l’avancement, les promotions, donc l’augmentation du salaire.

 

Pour cela, finie la notation administrative et pédagogique encadrées par des grilles nationales en fonction des échelons. La notation chiffrée serait remplacée par des items, dans une grille d’évaluation par compétences en fonction des priorités locales (projet d’établissement, contrat d’objectif…). Ces cases à cocher, sur le modèle de l’évaluation des stagiaires qui a entraîné une explosion des non-titularisations, feraient disparaître toute possibilité de barème objectif, et donc d’équité dans le déroulement de notre carrière.

 

La plupart de ces items seraient situés très loin du cœur de notre métier, l’enseignement disciplinaire dans nos classes. Nous serions évalués notamment sur notre « coopération avec les partenaires de l’école » et « avec les parents », ainsi que sur notre « engagement » dans la mise en œuvre des réformes.

 

Le bilan professionnel comporterait une « auto-appréciation » à l’image des techniques de management stressant et culpabilisant, dont on a vu les effets à France Telecom.

 

Ce bilan serait établi conjointement par un inspecteur et le chef d’établissement qui seuls décideraient, selon des critères subjectifs, des 30 % des collègues les plus « méritants » pouvant bénéficier d’une promotion éventuelle, à 4 reprises dans leur carrière.

 

Cette réforme de l’évaluation détruirait les garanties collectives contenues dans notre statut. Elle créerait les conditions d’un arbitraire local, l’individualisation des carrières, la concurrence entre les personnels au nom du « mérite », une ambiance délétère par le diviser pour régner, et imposerait une nouvelle aggravation de notre charge de travail.

 

La réforme de l’évaluation PPCR impose un « accompagnement collectif » à la manière des formations-formatages que nous avons déjà contestées à l’occasion de la réforme du collège. Elle prévoit aussi un « accompagnement individuel » qui s’apparente à un outil de conformation, voire de coercition, au mépris de la liberté pédagogique individuelle.

 

Par un courrier en date du 6 octobre, les organisations syndicales FO, CGT et SUD se sont adressées à la ministre de l’Education nationale pour lui demander de renoncer à la mise en place de ce projet. Parmi les nombreux points négatifs évoqués, les syndicats soulignaient dans ce courrier, l’absence de grille de référence suivant l’échelon et le manque de précision sur les modalités de gestion par les Commissions Administratives Paritaires.

 

En 2012, le décret Chatel de réforme de l’évaluation avait été abrogé grâce à la mobilisation unie des organisations syndicales. Le passage en force continuel n’est pas acceptable. Mais Madame la Ministre a décidé de confirmer son projet au CTM du 7 décembre, projet qui est une véritable régression. Tout comme la loi Travail avec l’inversion de la hiérarchie des normes, il ouvre une porte par laquelle la ministre actuelle ou future par simple arrêté pourra aller toujours plus loin dans l’individualisation des carrières et l’autonomie des établissements.

 

Pour Force Ouvrière, les revendications pour une vraie revalorisation demeurent :

  • Augmentation de 8% de la valeur du point d’indice et 50 points en plus pour tous
  • Accès de tous les personnels à l’indice terminal de leur corps
  • Maintien de la notation chiffrée (double notation pour les enseignants) encadrée par des grilles nationales

 

Pour le SNFOLC, les commissaires paritaires certifiés :

Hélène Massiot, Laurent Thébaut, Camille Sotin

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CHSCT 37 du 22 novembre :

Avis sur la protection fonctionnelle (article 11) voté à l’unanimité des organisations syndicales

Lors du CHSCT du 22 novembre, l’avis suivant, proposé par les déléguées FO a été adopté à l’unanimité des organisations syndicales :

« Le CHSCT-D, réuni le 22 novembre 2016, rappelle que la protection fonctionnelle est une garantie réglementaire liée au statut de fonctionnaire d’Etat. Il demande que les personnels soient mieux informés de ce droit. Il demande également qu’un état annuel du nombre des demandes et des suites données lui soit communiqué. Il se prononce pour le strict respect de ce droit. »

 

Nous avons défendu les dossiers des établissements suivants pour le second degré :

Collège Choiseul, Amboise :

Les travaux concernant l’isolation sonores ont été actés par le Conseil Départemental. Pas de date annoncée, travaux qui seront réalisés dans le cadre plus large d’une restructuration.

Lycée Beauregard, Château-Renault :

Pour 2017 : Internat : changement de la VMC et remise aux normes des chambres et des sanitaires

Gymnase : le sol du gymnase sera refait à moitié !!

La reconstruction du gymnase est à prévoir dans plusieurs années.

 

 

Fiches RSST et DGI (Registre Santé et Sécurité au travail et Registre signalement d’un Danger Grave et imminent) :

Pour le second degré :

Collège Choiseul, Amboise

Enseignante agressée par des parents d’élèves sur son temps de travail dans la salle des professeurs de SEGPA

FO demande qu’une lettre d’admonestation soit envoyée à la mère. Refus de l’administration qui déclare ne pas avoir assez d’éléments et ne veut pas rompre le dialogue que le Principal dit avoir engagé avec la famille.

Les représentants de l’Inspection Académique proposent qu’un point sécurité soit fait au CA.

Le CHSCT-D demande à être informé des suites données à cet incident au prochain CHSCT et envisage une enquête du CHSCT car ce type d’agression est récurrent dans cet établissement.

 

Nous diffusons ces informations et réponses aux collègues afin qu’ils s’en saisissent. Nous ne lâcherons sur aucun dossier.

Transmettez nous les revendications, signalements éventuels, et n’hésitez pas à nous solliciter en cas de problème lié à la sécurité au travail.

 

Contact : snfolc37@live.fr

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PREMIER CTA POUR LA NOUVELLE RECTRICE :

AUCUNE VOIX POUR LA POLITIQUE MINISTERIELLE !


A l’ordre du jour de ce CTA, essentiellement trois points portant sur la mise en application de la politique gouvernementale dont deux avec vote :

  • Régime indemnitaire des infirmières (RIFSEEP) : nous avons rappelé que FO s’était opposée aux propositions ministérielles de modification du régime indemnitaire des fonctionnaires qui se situaient dans le cadre de l’individualisation des salaires et de politiques différentes d’une académie à l’autre et nous avons fait remarquer que de plus, concernant les infirmières, le document présenté différenciait les personnels par groupes, par grades, les logés et les non-logés, …L’injustice étant tellement criante, même les syndicats pro-gouvernementaux n’ont pas osé voté pour. Résultats du vote : 9 contre (FO, FSU et UNSA), 1 abstention (Sgen-CFDT)

 

  • Barème de répartition des postes de DDFPT (Chefs de travaux) dans les Lycées professionnels : dans le cadre du « dialogue social », les organisations syndicales sont sollicitées pour valider des critères de répartition d’un nombre insuffisant de postes. A la co-gestion de la pénurie, nous avons opposés les revendications FO et en particulier l’existence d’un DDFTP par établissement soit création a minima de 29 postes. Là aussi, aucun syndicat n’a voté pour les propositions de la Rectrice. 6 contre (FO, FSU), 4 abstentions (UNSA, Sgen-CFDT)

 

  • A noter que tout a été fait par l’administration afin qu’il n’y ait pas de vote sur le « protocole académique direction d’école » qui avait fait l’objet d’une réunion de groupe de travail la semaine précédente. Pourtant, la Rectrice était assuré d’avoir là des soutiens : l’Unsa et le Sgen CFDT ayant annoncé qu’ils voteraient pour. Mais la FSU avait visiblement du mal à se décider sur le vote à émettre : en effet, le ressentiment des directeurs d’école à l’égard de la soi-disant « simplification des tâches administratives » est tel qu’il est difficile aux délégués FSU de continuer à expliquer que les mesures ministérielles vont dans le bon sens. Malgré notre demande que le vote ait lieu lors de ce CTA puisque le point était à l’ODJ, la Rectrice a décidé de le repousser à la prochaine réunion du CTA le 12 décembre.

 

Déclaration des délégués de la FNEC FP FO au CTA du 14 novembre 2016


La rentrée a été marquée une fois encore par les conséquences de l’application de contre-réformes gouvernementales dont « la réforme du collège » contre laquelle les enseignants avec leurs syndicats  FO, CGT, SNES, SUD ont fait grève l’année dernière.


Derrière les déclarations lénifiantes sur sa mise en place, la réalité de cette "réforme" dont nous demandons toujours l’abrogation c’est : la baisse des heures de cours et la désorganisation des emplois du temps, chaque collège fonctionnant différemment, la fatigue des enseignants de collèges …


En effet confrontés à la préparation des cours sur 4 niveaux de classes, à la préparation des EPI, de l’AP, à l’inconnu sur la nature exacte des épreuves du brevet des collèges, nos collègues voient maintenant la mise en place des nouveaux bulletins sous la forme du nouveau livret scolaire unique numérique : ils devraient indiquer tous les points et compétences du programme réalisés par les élèves chaque trimestre. Cela peut atteindre 2000 appréciations par professeur à rentrer pour un trimestre. Par ailleurs, la validation d’attestations officialisée dans ce livret n’est elle pas là pour camoufler la disparition programmée des diplômes s’appuyant sur de réels programmes nationaux, évalués dans le cadre d’un examen national ? C’est inacceptable !


Un certain nombre de collèges de notre académie ont cette année abandonné la notation chiffrée pour passer sur une évaluation exclusivement par compétence, or il appartient à l'enseignant de définir les modalités de son évaluation, c'est un élément de sa liberté pédagogique. Nous demandons:


- qu'aucun collègue ne soit inquiété s'il refuse de se soumettre à l'abandon de la note chiffrée;


- Que les paramétrages de pro-note permettent le maintien de la notation chiffrée en ligne comme sur le bulletin trimestriel.


Pour notre Fédération, les différentes contre-réformes initiées dans le cadre de la loi d’orientation Peillon sont totalement liées avec le projet de réforme de l’évaluation des enseignants, transposition de PPCR à notre profession, annoncé par la Ministre en cette rentrée : il s’agit de s’en prendre à notre statut et aux garanties réglementaires qui y sont liées.


La ministre veut mettre en place une évaluation par compétences des enseignants, lors notamment d’un entretien professionnel avec son chef d’établissement ou son IEN. L’évaluation reposerait sur 11 compétences, qui renvoient selon les corps aux référentiels des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation. Ces compétences marginaliseraient notre mission d’enseignement au profit d’autres « missions » notamment, l’implication dans les « projets » (projet d’établissement, PEDT). Il n’est plus fait référence aux programmes nationaux dans les compétences. En revanche, l’enseignant serait soumis à une véritable mise sous tutelle, et à toutes les pressions des « partenaires de l’école », des parents, des élus, des associations. Sa carrière serait ralentie et individualisée, il serait mis également en concurrence avec ses collègues, puisque une minorité seulement de professeurs pourrait être reconnue comme « excellents ».


La mise en place pour la 1ere fois d’un grade « fonctionnel » dans notre profession, avec la « classe exceptionnelle » est une remise en cause de l’égalité de traitement des fonctionnaires. De plus l’enseignant devrait se plier à un accompagnement professionnel permanent sous la forme de formations obligatoires, faisant de lui un « stagiaire à vie ». Nous rappelons à ce propos notre opposition à la formation imposée, et notamment hors du temps scolaire.


On a vu ce que l’évaluation par entretien professionnel a provoqué comme ravages dans d’autres secteurs comme France Télécom, et dans d’autres versants de la Fonction Publique comme chez nos collègues agents territoriaux ou hospitaliers.


Nous nous situons toujours dans le droit fil de la déclaration commune FO, la FSU, CGT et SUD de février 2008 dans laquelle nous déclarions ensemble : «pour respecter le principe du droit à la carrière, nos fédérations demandent solennellement … l’abandon de toute expérimentation des entretiens professionnels à l’éducation nationale, le retour à une notation chiffrée objective étroitement corrélée à l’ancienneté.»


La Fnec Fp FO mène une campagne d’information et de mobilisation afin que ce projet ne soit pas adopté. Des centaines de prises de position, parfois unitaires, ont été adoptées dans les établissements scolaires et les écoles Nous venons d’apprendre que la ministre vient de décider que son projet ne sera pas étudié lors de la réunion du CTM du 16 novembre ; son examen étant repoussé au CTM du 5 décembre. Il est évident que la ministre craint le développement d’une mobilisation comme en 2012 qui avait abouti à l’abrogation par Vincent Peillon du décret Chatel


Notre Fédération agit à tous les niveaux pour l’action commune afin d'obtenir le retrait de ce projet comme cela avait été le cas en 2012 ; d’ores et déjà, dans une lettre commune FO, CGT et SUD envoyée en ce sens à Madame Vallaud-Belkacem, le 6 octobre il est écrit « Nous vous demandons de renoncer à la mise en place de ce projet dont nous refusons la logique… »


Dans une situation délétère, dans un climat de tension toujours plus grand, alors que la grève des agents hospitaliers et médecins le 8 novembre dernier a été massivement suivie, la ministre ferait bien de prendre enfin en compte la volonté de l'immense majorité des personnels que nous exprimons et d'abandonner ce projet.

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Le 16 novembre : grève interprofessionne

Contre le rouleau compresseur des contre-réformes

Le 16 novembre prochain, les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF et FIDL appellent les salariés du public et du privé, les étudiants, les lycéens à une journée de mobilisation interprofessionnelle contre l’offensive de régression sociale engagée par le gouvernement. 


 
Public, privé, une même attaque contre nos droits collectifs

Politique destructrice du code du travail, remise en cause des droits des salariés du privé avec les ordonnances Macron.

Politique destructrice des droits de la fonction publique : gel du point d’indice, hausse de la CSG, rétablissement du jour de carence, suppression de 150 000 contrats aidés et de 120 000 postes de fonctionnaires. 2600 postes enseignants en moins dès la rentrée 2018 dans le second degré. 

Au nom de la « flexisécurité à la française » vantée tous les jours par le gouvernement, il faudrait renoncer dans le public comme dans le privé à l’ensemble de ses droits ! Inacceptable !


 
Les mesures, décrets et lois s’enchainent à toute vitesse 

Publication le 8 novembre au JO du décret qui permet de regrouper les académies comme c’est déjà le cas pour Rouen et Caen, « plan étudiants » le 30 octobre, remise en cause du baccalauréat comme premier grade universitaire, déconstruction du lycée, des disciplines, « devoirs faits » lancés le 6 novembre, nouveau DNB au CSE du 19 octobre qui s’inscrit toujours dans la réforme du collège et l’autonomie sans cesse renforcée des établissements, poursuite de la contre-réforme de l’évaluation avec les rendez-vous de carrière…

Le gouvernement indique sa volonté de pulvériser toutes les garanties statutaires pour les remplacer par l’arbitraire local.


Le SNFOLC et la FNEC FP-FO appellent les personnels à faire grève le 16 novembre, à l’appel de FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF et FIDL, pour résister aux ordonnances, résister aux attaques contre les salaires, les statuts et les diplômes. Elle les appelle à se réunir en assemblées des personnels pour affirmer les revendications, et décider la grève pour : 


Le retrait des ordonnances

► Le maintien du statut général et des statuts particuliers

► L’augmentation immédiate de 16% de la valeur du point d’indice

► Le maintien du baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire

► L’abandon du projet de loi instaurant la sélection à l’entrée à l’université

MUTATIONS INTER-ACADEMIQUES 2018

Mouvement général et spécifique


ATTENTION ! SAISIE DES VŒUX INTER-ACADEMIQUES SUR SIAM

DU JEUDI 16 NOVEMBRE (12h)
AU MARDI 5 DECEMBRE (18h)

 
Permanences spéciales mutations : Prenez rendez-vous dès maintenant.

Faites suivre votre dossier par le SNFOLC

 

Les mutations sont des opérations complexes, toute erreur peut être lourde de conséquences :
● méconnaissance des règles du mouvement interacadémique
● informations ou vœux non pris en compte,
● pièces justificatives manquantes,
● pour les stagiaires et les participants obligatoires : risque d’être muté(e) n’importe où si les vœux n’ont pas été formulés correctement, etc.

Mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre projet de mutation, le syndicat, nos élus en commissions vous conseilleront :
• ils suivront votre dossier pour que tous vos vœux, tous les points (barème) auxquels vous avez droit soient pris en compte.
• ils vous informeront des résultats.

Pour ne commettre aucune erreur et définir la meilleure stratégie possible, contactez-nous.

 

Pour contacter les commissaires paritaires du SNFOLC Orléans-Tours, pour le mouvement INTER utilisez exclusivement l’adresse mail suivante :
fomutot@gmail.com

Rentrée 2017

Rentrée 2017 :

aucune mesure  de régression sociale n’est acceptable !

lettre stagiaires

Par ce courrier, nous voulons vous souhaiter la bienvenue et vous proposer l’aide et le soutien de notre syndicat.

Déclaration de la FNEC FP-FO

Conseil supérieur de l’éducati on du 29 juin 2017 : Projet d’arrêté relatif au calendrier scolaire 2018-2019

La petite musique de rentrée ….

La lettre du ministre déclinée à l’envie par les recteurs en direction des chefs d’établissement pour improviser « une rentrée en musique » le lundi 4 septembre laisse toute latitude aux enseignants, avec les moyens du bord, pour « être prêts le jour J » en plein déroulement des épreuves du DNB cette semaine, des corrections la semaine prochaine et quasiment sans élèves… C’est à n’y rien comprendre et le sujet a tendance à fâcher.

Carrière

C’est tout le statut qui est visé !

 Après l’évaluation selon le projet d’établissement mise en place par N. Vallaud-Belkacem, M. Blanquer veut que les enseignants soient recrutés par le chef  d’établissement.

Évaluation, rendez-vous de carrière

Pressions et tensions permanentes !

Le SNFOLC présente au ministre les

revendications urgentes


A sa demande, le SNFOLC a été reçu le 26 juin par le nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Le syndicat a rappelé ses positions. Il a demandé des mesures d’urgence sur les dossiers brûlants du moment : le rétablissement des enseignement disciplinaires en collège, le paiement des oraux d’EPI, des corrections de DNB et de BAC, l’allongement de la période de correction des copies de BAC, la situation des stagiaires ajournés, le rétablissement du forfait chorale de 2 heures pour tous les professeurs d’éducation musicale, l’arrêt des projets de fermeture de collèges, le rétablissement des professeurs de chaires supérieures dans leur statut plein et entier et le maintien de toutes les CPGE.

 

Le SNFOLC a demandé des garanties pour que les revendications des personnels soient satisfaites, obligation pour rétablir des conditions sereines de travail au sein des établissements. Les mesures prises récemment tel que l’arrêté du 16 juin sur la réforme du collège conduiraient à opposer les disciplines et les personnels au sein des établissements, ce que refuse FO qui s’est exprimée en ce sens au Conseil supérieur de l’éducation.

 

Collèges : l’autonomie n’est pas la réponse aux revendications

Si le ministre confirme qu'il est possible de rétablir des classes bi-langues et euros ; s’il permet le latin et le grec dès la 5ème et s’il confirme qu’il est possible d’utiliser l'article 5 de l'arrêté qui permet de demander une « dotation horaire spécifique », il ne répond pas pour autant aux demandes qui parviennent des collèges. Le ministre précise que ces dotations ne sont pas automatiques et qu’il s’agit de faire preuve de pragmatisme pour éviter les conflits et redonner de l’attractivité aux collèges.  C’est la logique de l’autonomie, de l’enveloppe fermée de moyens.

Or dans de très nombreux collèges, ce que les collègues réclament ce sont des ouvertures de classes, des effectifs moins chargés, des créations des postes.

Le SNFOLC invite les personnels à communiquer aux sections départementales du SNFOLC les demandes d’ouvertures et les moyens réclamés pour pourvoir les réaliser à la rentrée 2017, à demander audience aux DSDEN. A faire parvenir nationalement les demandes et les prises de position.

Le SNFOLC interviendra pour chaque heure d’enseignement demandée, pour chaque heure réclamée. La seule solution reste l’abrogation de la cette réforme.

 

Des revendications urgentes. Les personnels attendent des réponses claires

•DNB et BAC : FO a rappelé sa demande de rémunération des oraux d’EPI et des corrections du DNB. Le ministre déclare vouloir restaurer l’importance du DNB et du BAC, solenniser ces moments. Il reconnaît que le LSU n’est plus supportable pour les personnels. Pour autant aucune réponse ferme n’a été donnée. FO a rappelé que pour restaurer l’importance de ces diplômes, il faut rétablir des épreuves anonymes, ponctuelles avec la rémunération nécessaire pour les correcteurs.

• « Rentrée en musique » : le SNFOLC a demandé le rétablissement du forfait chorale de 2 heures.

•  Concernant les projets de fermetures de collèges, le ministre ne semble pas au courant que des fermetures massives dans certains départements se préparent…

• « Devoirs faits » : FO a demandé la garantie que le volontariat des personnels prévale et qu’ils seront rémunérés en heures supplémentaires. Le ministre évoque la possibilité de faire appel aux associations… FO s’y opposera. L’Ecole de la République doit rester Laïque et c’est incompatible avec l’introduction des associations dans les établissements.

• Le ministre s’est engagé à recevoir le SNFOLC sur le baccalauréat, la refonte du DNB, la refonte du statut des AED. Le SNFOLC portera les revendications des personnels.

Le baccalauréat doit rester le premier grade universitaire avec ses épreuves anonymes et ponctuelles et dans toutes les disciplines. Les professeurs doivent avoir comme pour le DNB la juste rétribution du travail accompli ; ils doivent avoir un temps nécessaire de correction. Le ministre doit donc s’adresser en ce sens aux rectorats qui font comme bon leur semble.

Un nouveau rendez-vous est prévu : les revendications du SNFOLC seront réaffirmées.

Au moment où le gouvernement s’apprête à gouverner par ordonnance, toute la vigilance s’impose. L’autonomie des établissements, n’est pas la réponse aux revendications. Pour FO, les statuts de la Fonction publique ne sont pas négociables.
 

La rentrée 2017 sera sous tension

De l’aveu même du secrétaire général du rectorat, les moyens sont insuffisants, l’administration avait chiffré les besoins à 235 ETP (équivalents temps plein) quand le ministère en donne 188 …
 
En collège, les 57 ETP supplémentaires ne répondent pas à la hausse démographique de 468 élèves attendus : 

- Par exemple dans le Loiret, les 57 collèges publics devraient accueillir 357 élèves de plus à la rentrée 2017 pourtant seulement 7 divisions supplémentaires sont prévues 357 :7 = 51, la conséquence est donc l’augmentation globale du nombre d’élèves par classe. 

- En Indre et Loire c’est le même constat, de date à date, alors qu’une trentaine d’élèves de plus sont attendus dans les collèges à la rentrée 2017, 229 heures poste en moins, soit près de 13 postes d’enseignants supprimés. Les effectifs vont donc encore s’alourdir, comme à Bléré, 30  en 6e, à Cormery, 29 en 5e, à Fondettes ou St Avertin avec une moyenne de 28 élèves par classe avec les conséquences sur les salles, et sur les compléments de service... 

- une  saignée des heures en SEGPA, une perte de 165h dans ces structures en Indre et Loire !  6 nouveaux dispositifs ULIS sont implantés dans les collèges du Loiret. Comment ne pas y voir la disparition des SEGPA pour les remplacer par des dispositifs d’inclusion entraînant l’accueil d’élèves supplémentaires dans des classes déjà surchargées ?
 
Dans les lycées généraux et technologiques, les 122,4 ETP pour l’arrivée de 1198 élèves supplémentaires ne suffiront pas à améliorer les conditions de travail, au contraire non seulement les effectifs autour de 35 restent la norme, mais en plus les établissements devront faire des choix entre maintenir la diversité de l’offre de formation, mettre en place des dédoublements, etc... 
 
La montée des effectifs concerne principalement les lycées généraux et technologiques, aux dépens de l’orientation en lycée professionnel et se relie à la fin du redoublement décision prise par les Ministères successifs : en lycée professionnel, 2,4 ETP pour 23 élèves supplémentaires, ces moyens insuffisants ne permettent pas d’ouvrir les formations pourtant prévues en CAEN. Dans de nombreux lycées, le problème de la place se pose d’ores et déjà : des Algécos, l’augmentation de l’amplitude d’ouverture sur la semaine sont sérieusement envisagées dans plusieurs lycées de l’académie.  Quelles vont être les conditions d’accueil, d’enseignement dans ce contexte ?
Syndicat National FORCE OUVRIERE des Lycées et collèges Fédération de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Confédération Générale du Travail Force Ouvrière Section académique d'Orléans Tours UD FO, 10 rue Théophile Naudy 45000 Orléans  tél. : 02 38 53 12 66 E.mail : snfolc.orleans@orange.fr Site : http://www.snfolc-orleans-tours.net 

 La préparation de la rentrée scolaire 2017-2018 s’inscrit pleinement dans le cadre de contre-réformes engendrée par la loi Peillon de refondation de l’école:  Réformes des rythmes scolaires et du collège, réforme du statut avec le décret Hamon …et maintenant reforme de l’évaluation ! Partout les collègues nous font part de leur colère et de leur épuisement, et plus encore au collège:

- surplus de travail avec la préparation de 4 niveaux d’enseignement,  

- réunionite qui se développe pour préparer EPI, oral du DNB et les barèmes de l’évaluation,  

- remplissage du LSUN (livret scolaire unique), bulletin devenu illisible, avec des consignes contradictoires et floues, 

- formations-formatages aux programmes et au numérique qui prennent encore sur les heures de cours, quand elles ne sont pas annulées au dernier moment !
 
Ce que veulent les personnels c’est enseigner dans de meilleures conditions avec une liberté pédagogique respectée, transmettre des connaissances dans le cadre de programme et d’horaire nationaux.
 
Le SN FO LC d’Orleans-Tours soutient tous les personnels qui vont chercher les moyens, les revendications en sollicitant des audiences auprès des IA et du Rectorat.
 
- Créations des postes et des classes nécessaires

- Abrogation des contre

- reformes  découlant de la loi de refondation (décret statutaire Peillon-Hamon, réforme du collège) -Abandon du projet d’évaluation des enseignants
 
Election présidentielle ou pas, il n’y aura pas de trêve pour les revendications.
 
Le 7 mars les fédérations FO, CGT et SUD de la santé et des territoriaux appellent à la grève et à la manifestation pour l’abandon de la loi Touraine et des Groupements Hospitaliers de Territoires. Le 7 mars, ce n’est pas seulement la défense de l’hôpital. Tous les fonctionnaires sont concernés. 
 
La valeur du point d’indice est bloquée, les postes manquent, les services et les établissements sont asphyxiés, les statuts sont attaqués : les personnels n’en peuvent plus. Il n’y a pas d’autre issue que le rapport de force pour faire cesser cette politique.
 
Le SNFOLC d’Orléans -Tours  appelle les personnels  à se mettre en grève le 7 mars  et à s’associer aux manifestations.

Evaluation des enseignants

Evaluation tableau

Cette réforme repose sur les méthodes managériales d'évaluation par compétences (les savoirs, savoir faire et savoir être). Elle renvoie au « référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation ».

Pétition Loiret

Les organisations syndicales du Loiret FNEC FP FO, CGT Educ’action, Sud Education, SNALC-FGAF se sont réunies le 23/11/2016. Elles considèrent que le projet d’évaluation ministériel est la mise en œuvre du PPCR qu’elles dénoncent. Ce projet institue l’arbitraire, l’individualisation des carrières, la concurrence entre les personnels. Elles n’en veulent pas plus que de la réforme du collège et de celle des rythmes scolaires. Elles demandent une véritable augmentation des salaires, une carrière complète pour tous et pas un grade fonctionnel. Elles exigent le retrait du projet d’évaluation et l’ouverture de discussions sur d’autres bases. Elles proposent la signature en masse de la pétition :

Accès à la hors classe

Accès à la hors-classe: un hold-up se prépare!

Retrait du projet d'évaluation !

A six mois de la fin de son mandat, le gouvernement se presse de mettre en œuvre ce que le précédent avait voulu faire sans le pouvoir : remise en place de l'évaluation des personnels par compétences et entretien professionnel (le décret Chatel avait dû être abrogé par M. Peillon grâce à l’action commune des syndicats) et création d'un grade fonctionnel (GRAF) tout en annonçant une revalorisation qui n'est qu'un trompe-l’œil.

Revalorisation ?

Avancement

PPCR : le mirage de la revalorisation.
Une simple comparaison des rythmes d’avancement d’échelon le prouve

Salaires

Une revalorisation, c'est quand,à la fin, on gagne plus !

C’est quand le pouvoir d'achat progresse.  

Avec PPCR ce n'est pas le cas.

PPCR :

La vérité sur votre salaire

Résolution du congrès du SNFOLC

Le XXXe congrès du SNFOLC s’est tenu les 12 et 13 octobre à Gravelines (59). Il a réuni plus de 230 délégués et adopté à l’unanimité sa résolution.


 Le congrès du SNFOLC, avec sa fédération et la cgt-FO, lance cet appel aux personnels :


 « Assez d'attaques contre les droits et le statut des enseignants !  Assez de double langage : les réformes qu'elles soient du collège, de la formation des stagiaires, du lycée sont des contre-réformes plus que des réformes !  Assez de régressions ! 
 
Libres et indépendants, nous ne lâchons rien, sur aucune revendication. 
 
Libres et indépendants, avec la confédération Force Ouvrière, nous ne donnerons aucune consigne de vote lors des élections politiques, notamment au premier et au second tour des élections présidentielles.
 
Nous restons sur le terrain de l'action syndicale, celui de la défense des intérêts matériels et moraux des salariés, celui de la défense de l'Ecole de la République.
 
Depuis plus d'un an, le SNFOLC a pris toute sa place, par la clarté de son exigence d'abrogation de la réforme du collège, pour permettre l'action commune sur cette revendication et pour aller le plus loin possible dans la constitution du rapport de force, en agissant pour réunir les conditions de la grève unie jusqu'au retrait de la réforme.
 
Dans la continuité, nous sommes, nous restons déterminés à tout mettre en œuvre pour obtenir l'abrogation de la réforme du collège et nous appuyons la résistance des personnels à son application.
 
Dans la continuité, nous proposons l'action commune à tous les niveaux pour faire reculer le gouvernement sur la réforme de l'évaluation.
 
Le congrès se félicite des dizaines de prises de position communes et appelle à les généraliser.
 
Le congrès se félicite du courrier co-signé par les organisations SNFOLC, SNUDI-FO, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Education, opposées au projet ministériel d’évaluation et qui exigent de la ministre « de renoncer à la mise en place de ce projet dont nous refusons la logique qui continuera d’empêcher l’ensemble des collègues d’atteindre l’échelon le plus élevé du dernier grade pour une carrière complète. » (Courrier commun du 6 octobre 2016). 
 
Le congrès est déterminé à organiser des centaines d'assemblées du personnel dans les établissements pour porter cette revendication et créer les conditions du rapport de force pour gagner, y compris par la grève. »

Réforme du collège :