actualités de l'académie d'orléans-tours

Motion lycée Vaucanson

Les personnels du lycée Jacques de Vaucanson de Tours réunis avec leurs organisations syndicales SNFOLC et SNES le vendredi 13 avril, demandent le retrait de la réforme du baccalauréat et du lycée.

Le 22 mars, la grève dans la Fonction publique a été très suivie car les fonctionnaires n’en peuvent plus du gel des salaires, du rétablissement du jour de carence, des suppressions de postes, et des contre-réformes qui remettent en cause les droits statutaires des personnels et rendent nos conditions de travail impossibles.
Contre ces régressions…
La réforme du bac et du lycée que le Ministre Blanquer veut entériner à marche forcée alors que ses décrets présentés au Conseil Supérieur de l’Education du 19 mars ont reçu 40 voix contre (FO, FSU, CGT, Solidaires, UNEF, SGL, CGC, CFDT) signifie :
— un bac par lycée : autonomie maximale des établissements avec le contrôle continu en local et la destruction des disciplines, remplacées pour la plupart par des « enseignements de spécialité » au prétendu choix des lycéens
— une baisse des heures de cours, un tronc commun réduit à 16h ou 15h 30, le reste en spécialité, ce qui signifie la mise en concurrence des personnels, la disparition de milliers d’heures de cours et de postes.
— La mise en danger des CIO. Le Ministère prévoit leur disparition « à plus ou moins long terme ». L’orientation n’est plus à faire dans les CIO, mais serait faite par « tout le monde » : Psyen-EDO, mais aussi professeurs principaux, partenaires de l’école, branches professionnelles. Les personnels de nos CIO sont en danger de « mobilité volontaire ». Le gouvernement veut imposer la régression sociale partout à marche forcée y compris en cassant les services publics : la fermeture annoncée des CIO en est une nouvelle manifestation dans notre secteur.
… réagissons ensemble !
 
Nous sommes résolus à bloquer l’offensive du gouvernement contre l’École publique, contre les diplômes nationaux et le statut de fonctionnaire. Les cheminots ont fait bloc le 22 mars, puis à nouveau les 3 et 4 avril et les 8 et 9 avril contre le rapport Spinetta, pour la défense de leur statut. Ils se sont mis massivement en grève. Nous soutenons leur mouvement en organisant une caisse de grève, car leurs revendications rejoignent les nôtres. La mobilisation des étudiants, des personnels pour le retrait de Parcoursup et de la loi Orientation et réussite des étudiants s’amplifie.
 
Pour gagner, il faut le rapport de forces interprofessionnel, il faut la grève y compris la grève reconductible : nous y sommes prêts.
 
Informés de la venue du Ministre Blanquer à Tours, nous serons mobilisés ce jour-là pour exprimer nos revendications (*)
 
Nous décidons de faire connaître notre position aux personnels des autres établissements et à nos organisations syndicales.

*****************************
 
(*) Quelques jours après cette réunion et alors qu’un rassemblement se préparait activement pour présenter les revendications, le ministre a décidé d’annuler sa venue …un tout petit recul qui en appelle d’autres ?

Lire la suite

liste aptitude agrégé du 20 mars 2018

Déclaration liminaire

Avant d’en venir à l’examen des propositions rectorales pour l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude, et de formuler nos demandes, le SNFOLC tient à rappeler que le statut général de la fonction publique et les statuts particuliers n’ont jamais été aussi menacés.

 

En effet le Premier ministre a présenté le 1er février, dans le cadre du plan « Action publique 2022 », toute une série de mesures contre la Fonction publique :

  • recours accru aux contractuels,
  • rémunération au mérite ;
  • et selon le ministre de l’action des comptes publics Gérald Darmanin, un « plan de départ volontaires ».

 

Pour Force Ouvrière, il s’agit ni plus ni moins de casser le statut général de la fonction publique qui dispose que les emplois civils permanents doivent être occupés par des fonctionnaires (articles 3 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983) et prévoit un droit à la carrière (article 57 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984).

 

Le statut n’est pas un privilège accordé à quelques-uns au détriment de tous les autres, il est le moyen donné aux agents de remplir leur mission de service public, dans l’intérêt de tous. Issu du programme du Conseil National de la Résistance, il vise à protéger contre l’arbitraire et contre toutes les pressions, qu’elles soient politiques, économiques ou religieuses.

 

Derrière le prétexte d’une modernisation de la fonction publique, le gouvernement dissimule sa véritable motivation : réduire les coûts afin de ramener le déficit budgétaire à moins de 3% du PIB et ce à n’importe quelle condition. Pour cela, il est déterminé :

  • à réduire, même drastiquement, les services offerts à la population
  • à supprimer 120.000 postes de fonctionnaires,
  • à augmenter la charge de travail des agents subsistants,
  • à diminuer leur rémunération :

             •par le gel de la valeur du point d »indice,

             •par l’augmentation de la CSG mal compensée

             •par la hausse des retenues pour pension civile

             •et par l’instauration d’un jour de carence.

 

En poursuivant sa politique de dérèglementation aveugle, en cassant les droits collectifs au nom d’une pseudo-individualisation des carrières en faisant du contrat et de la précarité la norme au détriment du statut, le gouvernement porte atteinte au pacte républicain qui assure un minimum de cohésion sociale à travers le pays.

 

Réforme du baccalauréat, remise en cause du statut des cheminots, pénurie dans les EHPAD et les hôpitaux, suppressions de postes, précarité accrue, attaques contre les statuts et les services publics : personne n’est épargné.

 

C’est pourquoi la Fédération Générale des Fonctionnaires-Force Ouvrière, première organisation syndicale de la fonction publique de l’Etat a déposé un préavis de grève pour le jeudi 22 mars . Notre fédération la FNEC FP-FO combat pleinement avec le SNFOLC, les contre-réformes en cours dans l’Education nationale, contre-réformes dont elle demande le retrait pour le baccalauréat et la réforme du lycée ainsi que l’abrogation pour la loi ORE. La large interfédérale regroupant FO, FSU, CGT, SUD et les organisations de jeunesse et étudiantes UNEF, SGL, UNL, Solidaires étudiants, démontre la mobilisation des personnels contre les plans de régression de l’instruction tant dans les lycées qu’à l’Université.

 

La CAPA convoquée aujourd’hui est donc chargée d’examiner les propositions rectorales pour les promotions au corps des agrégés par liste d’aptitude, conformément à l’article 5 du décret n°72-580 du 4 juillet 1972 qui prévoit une nomination pour sept titularisations prononcées l’année précédente au titre de la réussite au concours . Il devrait y avoir cette année 356 promotions possibles, soit une de moins qu’en 2017. Ces chiffres semblent bien modestes par rapport au nombre des demandes. Rappelons qu’en 1998 le contingent était de 543 promotions.

 

L’examen des dossiers fait apparaître la qualité des candidatures. Cependant, en l’absence d’un barème de classement des demandes reposant sur la notation (du moins celles qui sont figées depuis PPCR …), l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité à l’agrégation, les diplômes et les titres universitaires, il est difficile pour les commissaires paritaires de contrôler qu’il y a égalité de traitement des demandes lors des choix opérés. Comme chaque année, nous demandons que le ministère mette en place un barème semblable à celui qui avait été instauré dans la note de service du 9 mai 1997… mais malheureusement appliquée une seule année: une telle mesure permettrait de faire comprendre le poids relatif de chacun des critères utilisés par l’administration pour élaborer son projet.

 

Quand on sait par ailleurs que nationalement en 2017, 193 934 enseignants répondaient aux conditions statutaires, que 15 468 ont fait acte de candidature, un barème serait pour l’administration le moyen de gestion le plus simple et le plus efficace. Il faut ajouter que le manque de lisibilité conduit nombre de candidats à se décourager et à ne plus renouveler leur candidature…

 

Nous émettons les plus fortes réserves sur le système des avis qui n’échappe pas au reproche de subjectivité, lorsque l’on constate que quatre collègues (dont trois en EPS) ont reçu un avis « très favorable » du chef d’établissement et un avis « défavorable » de l’inspecteur.

 

En l’absence d’un barème objectif de classement, Force Ouvrière vous demande Mme La Rectrice :

 

  • que tous les collègues ayant déjà fait l'objet d'une proposition en 2017 et n’ayant pas été promus soient à nouveau transmis au ministère cette année et que leur rang de classement soit au moins aussi bon qu’en 2018,

 

  • que pour les nouveaux proposés une attention particulière soit accordée à la notation, l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité, les diplômes et les titres universitaires.

 

Pour conclure, le SNFOLC tient à remercier les personnels du rectorat pour la qualité des documents fournis alors que nous savons que la mise en œuvre de la réforme PPCR leur a occasionné une charge supplémentaire de travail considérable du fait notamment du reclassement dans les nouvelles grilles, et des opération de validation des candidatures à la classe exceptionnelle au titre du 1er vivier.

Lire la suite

CTA du 18 janvier 2018

Déclaration de la FNEC FP-FO

La FNEC FP FO rappelle sa totale opposition à la politique gouvernementale. En moins de 10 mois, la fonction publique et ses agents ont subi des attaques de toutes parts et à tous les niveaux :

 

 

  • Sur les carrières : la remise en cause programmée du Statut général et des statuts particuliers, déjà induite par PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), à travers la volonté de décorréler la valeur du point d’indice par versants, et de supprimer l’automaticité de la carrière, ou le passage à l’échelon supérieur pour le réserver à une poignée d’agents au principe du mérite.

 

  • Sur le pouvoir d’achat : le gel de la valeur du point d’indice appliqué dès le 1er janvier 2018, la réinstauration du jour de carence en cas d’arrêt maladie (qui stigmatise les fonctionnaires), la poursuite de l’augmentation des retenues pour pension, et le report des maigres mesures de PPCR.

 

  • Sur la protection sociale : la fin du financement de la protection sociale collective par les cotisations salariales et patronales remplacées par l’augmentation de l’impôt qu’est la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Au-delà du fait que cette augmentation n’est pas compensée de manière pérenne pour les fonctionnaires, cela aura pour conséquence à terme un déficit de financement pour l’assurance maladie. Cela entrainera des déremboursements supplémentaires et un transfert de l’assurance maladie vers les complémentaires santé. De fait, seuls ceux qui pourront se payer une complémentaire santé seront correctement remboursés et bénéficieront de l’accès aux soins.

 

FO reste profondément attachée au Service public républicain de proximité fondé sur l’égalité des droits des usagers et des citoyens, comme elle est attachée au financement de la protection sociale collective par les cotisations salariales et patronales et au paritarisme.

Face à un tel constat remettant en cause notre modèle social, nous affirme sa détermination à tout mettre en œuvre pour défendre le service public, ses missions et les agents qui les portent.

Dans le droit fil des mobilisations et grèves des 10 octobre et 16 novembre 2017, la FNEC FP FO, avec tous les syndicats FO de la Fonction publique, soutient la journée de grève et de mobilisation dans les EPHAD le 30 janvier 2018

 

  • En ce qui concerne la formation professionnelle qui a fait l’objet ici de certaines de nos récentes déclarations, nous pouvons dire une nouvelle fois que malheureusement nous avions raison. Ainsi, M. Bonneau, le président de l’ARF, président de la région Centre vient entre autres de déclarer : "On trouvera dans les LP plus fréquemment des formations en alternance. Les plateaux techniques seront partagés. On souhaite que les LP soient plus encore en lien avec le milieu économique", Les choses sont claires : c’est le démantèlement de l’enseignement professionnel qui est organisé via la territorialisation.

 

Il en est de même d’ailleurs de l’orientation scolaire livré au patronat puisque M. Bonneau déclare « Dans le cadre actuel de nos compétences nous voulons mobiliser les responsables économiques pour qu'ils se mettent à la disposition de l'information de la jeunesse", explique F Bonneau.


A la question De quel statut dépendront les personnels d'orientation ? il répond "On va y travailler avec l'Etat. La discussion s'ouvre. .... Le fait de pouvoir rejoindre les personnels régionaux sera discuté avec l'Etat".

 

En ce qui concerne l’ODJ de ce CTA,

 

  • Dans le premier degré, de 2008 à 2016 le nombre d’élèves a augmenté de 103 000 élèves pendant que les postes diminuaient : 1 693 emplois en moins. Ainsi la dégradation de la scolarisation des moins de 3 ans s’est poursuivie, passant de 34% en 2000 à moins de 10% en 2017. La maternelle est devenue une variable d'ajustement : contrairement à ce que dit le ministère ; ce n'est pas la faute des familles, mais le résultat d'une politique systématique des gouvernements successifs. D’une façon générale, la politique du gouvernement précédent n’a pas permis de créer des postes de remplaçants ou spécialisés partout indispensables, de reconstituer les postes de RASED, d’augmenter les volumes de décharges de direction insuffisants, de rétablir les départs en stage CAPEI. De plus les conventions ruralité conduisent dans les faits à la fermeture de 480 écoles supplémentaires pour la seule année 2017 (-3 809 écoles depuis 2008). Rappelons que 90 000 classes ont plus de 25 élèves dont 7 700 ont plus de 30 élèves.

 

  • Dans le second degré à la rentrée 2017, le nombre d’élèves a augmenté de 39 000, soit plus de 107 000 élèves supplémentaires sur les trois dernières années. En dépit des annonces du gouvernement précédent sur les 54 000 créations de postes, le nombre des personnels titulaires baisse (on est passé de 251 520 certifiés en 2005 à 221 080 en 2014, de 60 339 agrégés en 2005 à 56 389 en 2014, etc.).Le bilan de la rentrée scolaire du second degré 2017-2018 illustre une nouvelle fois l'augmentation du nombre d’élèves par division année après année (25 en collège, 30,1 en lycée). Le nombre d'établissements secondaires a diminué de 24 en un an, tandis que les LP sont de plus en plus transformés en lycées polyvalents (183 en 10 ans) et servent de variable d'ajustement. Pour notre académie, malgré une nouvelle hausse du nombre d’élèves, le ministère supprime des postes. La nécessité d’utiliser la sous-consommation du remplacement une nouvelle fois afin de mettre en place la rentrée souligne l’insuffisance des moyens.

 

  • Le nombre des contractuels et la précarité qui l’accompagne, ne cessent d'augmenter, y compris dans le premier degré qui en était préservé jusqu’en 2015. Le recours aux listes complémentaires que nous ne cessons de demander, conformément à l’art 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, reste dérisoire.

 

  • Pour la rentrée 2018, l'austérité qui guide ce budget  se heurte aux revendications ! La création affichée de 3 881 ETP pour 2018 en élémentaire, ne sera pas suffisante pour permettre le dédoublement des CP des REP+ et REP ainsi que les CE1 en REP prévus par le ministre. Le déficit sera donc nécessairement pris sur les brigades départementales, les classes, les « PDMQDC » (plus de maîtres que de classes) déjà réduits de 394 postes en 2017…. Dans le secondaire avec 26 000 élèves supplémentaires prévus, c'est une nouvelle dégradation qui s'annonce. Les revendications des personnels sont légitimes : ouvertures de classes, création de postes, allègement des effectifs pour la rentrée 2018.

 

  • Notre Fédération rappelle sa revendication, partagée par les fédérations FSU, SUD Solidaires, CGT, FO, et les syndicats étudiants UNEF et lycéens UNL,  d'abandon du plan étudiants qui organise la sélection à l'Université et rappelle l'exigence du maintien du bac  comme examen national et anonyme, 1er grade universitaire.

 

  • Nous avons été informés de la réunion tenue par les services de l'administration mardi 16 janvier sur "Parcoursup",  à Tours à destination de près de 400 professeurs principaux de Terminale. Les collègues en sont sortis scandalisés: au bout de 2h d'intervention, une question posée par un professeur présent a confirmé ce qu'est vraiment le plan étudiants: à la question "Y aura-t-il possibilité d'avoir un "oui, si" à l'Université de Tours, (donc des modules de remédiation), la réponse fut: "non il n’y aura rien." Comme d'ailleurs, nous le savons dans la plupart des universités. Contrairement aux discours lénifiants des Ministres, des milliers de bacheliers vont se voir barrer la route aux études supérieures.

 

  • Sur les aspects techniques de la procédure, et notamment lors de la phase de "réponse" des universités aux vœux faits par les lycéens,  les intervenants indiquent aux collègues professeurs principaux qu'ils seraient destinataires sur leur mail académique des avis donnés sur toutes les candidatures des élèves, ceci pouvant laisser croire aux parents que les professeurs seraient responsables d'avertir ou de surveiller que l'élève réponde dans le temps imparti à cet avis. Avec les regroupements de vœux, cela peut vouloir signifier que des milliers de mails arriveraient sur les boites professionnelles en un temps très restreint. A delà de la surcharge de travail, et de la responsabilité,  énormes , ce n'est pas aux professeurs de se faire les gardiens de la sélection !

 

  • Nous réclamons l'abandon immédiat du plan étudiants et le libre accès des bacheliers aux filières de leur choix, la création des places nécessaires dans les universités, le maintien et le développement d'un service de l'orientation, des créations de postes de Psysen nécessaires.


Lire la suite

Déclaration liminaire

CTA Orléans-Tours du 19 décembre 2017  

Déclaration de la FNEC FP-FO

➢ Dans la suite des ordonnances contre le Code du Travail que la Confédération FO a condamnées, le gouvernement veut aller jusqu’au bout de la remise en cause des acquis et garanties collectives de tous les salariés. 
 
L’ensemble de cette politique a pour objectifs de faire baisser le coût du travail, de casser les services publics républicains et finalement faire disparaître les garanties collectives, tous les acquis arrachés par les salariés avec leurs organisations. 
 
La grève interprofessionnelle du 16 novembre à l’appel de FO, CGT, SUD et FSU, a réaffirmé les revendications : l’opposition aux ordonnances Macron et aux mesures à venir (formation professionnelle, réforme de l’assurance chômage et des retraites...).
 
➢ Concernant la Fonction publique, après la grève très suivie du 10 octobre dernier, nous constatons que le gouvernement n’a pas répondu aux revendications des fonctionnaires et agents publics.  Ces derniers ne sont perçus que comme des variables d’ajustement budgétaire par ce gouvernement. 
 
Il suffit pour s’en convaincre d’énoncer quelques mesures annoncées : blocage du point d’indice, rétablissement du jour de carence, report des maigres mesures indiciaires prévues par le PPCR tandis qu’est maintenue la potion amère de l’allongement de carrière et de la nouvelle évaluation des enseignants, hausse de la CSG non compensée de manière pérenne, suppression de 150 000 contrats aidés et de 120 000 postes de fonctionnaires...
 
Le refus de cette politique s’est exprimé récemment en particulier 
 
- par le boycott unanime par les organisations syndicales du Conseil Commun de la Fonction publique (CCFP) qui lorsqu’il a été re-convoqué le 8 novembre a reçu un vote contre unanime des organisations de fonctionnaires, 
 
- par le communiqué commun du 13 novembre des organisations syndicales de la Fonction publique FO, CGT, Solidaires qui décident de ne pas participer aux groupes de travail relatif à la mise en place du Forum de l’action publique.
 
➢ Dans le droit fil des ordonnances, le projet de loi sur l’accès à l’université marque un véritable basculement. Il instaure de fait la sélection à l’université. Il met en place toutes les conditions de la disparition du baccalauréat comme premier grade universitaire. 
 
Le dispositif «ParcourSup» (ancien APB) devra faire des «propositions personnalisées» pour opérer un tri selon le «profil du lycéen». C’est la raison pour laquelle le gouvernement entend individualiser les parcours en lycée. Le ministre Blanquer veut introduire une part importante de contrôle continu dans le baccalauréat, ainsi que «la modularité des cursus», ce qui veut dire en finir avec le baccalauréat comme diplôme national, reposant sur des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes.
 
Contre ces projets qui marqueraient un véritable basculement, la déclaration commune FNEC FP-FO, FSU, FERC-CGT, SUD Éducation, Solidaires Etudiants, UNEF, UNL  réaffirme :
 
«La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires. Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
L’exigence d’ouverture de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université. Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications. L’abandon du projet de loi sur le 1er cycle post bac, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun au supérieur.»
 
D’ores et déjà, ce sont plusieurs assemblées d’enseignants de l’académie qui se sont saisis de cet appel pour revendiquer avec les sections FO et Snes de ces établissements le retrait du projet gouvernemental.
 
Face au projet de réforme de la formation professionnelle initiale, FO est fermement déterminée à défendre :

- L’enseignement professionnel initial public laïque, sous statut scolaire, dans des établissements spécifiques, les lycées professionnels.

- Le droit de tous les jeunes à y accéder pour préparer des diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives et les statuts.

- Le maintien du statut de PLP garant de l’existence de l’enseignement professionnel initial, public, laïque, sous statut scolaire.

- L’obligation scolaire jusqu’à 16 ans
 
➢ Concernant le Budget 2018, outre les 200 suppressions de postes d’administratifs (qui s’ajoutent aux milliers d’autres qu’ont subies les personnels ces 15 dernières années dans tous les services des Rectorats, IA et dans les EPLE), la publication au JO du 29 novembre des postes aux concours du second degré public, avec un recrutement en baisse de 2 600 par rapport à l’année dernière, confirme la poursuite de la baisse des dépenses publiques, avec comme conséquence l’aggravation des conditions de travail pour les personnels. 
 
Ces suppressions de postes donnent tout le contenu du projet de refonte du baccalauréat et du lycée décidé par le ministre Blanquer.
 
Enfin, lors du dernier CTA, vous avez refusé que notre projet d’avis concernant les salariés les plus précaires, les contrats aidés, soit soumis au vote ; cette décision arbitraire a été très mal perçue par les personnels de l’académie qui sont scandalisés de voir leurs collègues de travail « remerciés » du jour au lendemain et renvoyés à Pôle Emploi par simple décision du nouveau président de la République. 
 
Lors du dernier CHSCT M, le représentant du ministre a déclaré que toute personne en CUI ayant deux années d’expérience auprès des enfants en situation de handicap doit être recrutée comme AESH .
 
C’est exactement ce que nous demandions dans notre avis que voici à nouveau « :« Le CTA se prononce pour que tout salarié voyant se terminer son contrat aidé puisse bénéficier d’une proposition de CDD Fonction Publique » et nous vous demandons comment vous allez mettre en pratique cette annonce ministérielle dans tous les départements de l’académie

Lire la suite

FPMA du 15 juin 2017

Déclaration liminaire

Cette FPMA se tient dans un contexte marqué par la volonté confirmée du gouvernement d’avancer par ordonnances vers une loi travail prolongeant et achevant la loi Travail de Myriam El Khomri, dont les intentions sont claires : généraliser l’inversion de la hiérarchie des normes, imposer les référendums d’entreprise, le plafonnement des indemnités prud’homales. Pas plus que pour la loi El Khomri, dont la confédération cgt-FO revendique toujours l’abrogation, nous n’accepterons une aggravation de la remise en cause du Code du travail et des garanties collectives. 
 
Les annonces du Ministre de l’Action et des Comptes publics vont dans le sens d’une suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, dont 50.000 pour la Fonction publique de l’Etat et 20.000 pour l’Education nationale. Confirmation aussi du gel du point d’indice pour 2018 - alors que les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires s’élèvent à 16% depuis 2000 - et du rétablissement du jour de carence. 
 
Dans ce contexte, FO réaffirme ses revendications et sera particulièrement vigilante quant à la défense des garanties et droits collectifs inscrits dans notre statut général, de nos statuts particuliers, dont fait partie le droit statutaire à mutation : cette FPMA en est une des manifestations importantes. Le travail des personnels de la DPE – dont nous soulignons à nouveau la qualité et que nous remercions pour leur disponibilité – permet aux commissaires paritaires de contrôler dans de bonnes conditions l’application des règles qui s’imposent à tous.
 
Reçus par le nouveau ministre de l’Education nationale, M. Blanquer, le SNFOLC avec la FNEC FP-FO a exigé des mesures d’urgence sur tous les dossiers (collège, évaluation, stagiaires…). Concernant l’évaluation, FO dénonce la publication à la hâte des textes transposant PPCR à l’Education nationale les 7 et 10 mai 2017. Ces textes publiés le même jour que plusieurs décrets d’application de la loi Travail sont, après le décret Hamon du 30 août 2014 dont nous demandons l’abrogation, une nouvelle fragilisation de notre statut. Voilà qui ouvre la voie à tous ceux qui réclament l’individualisation totale des rémunérations, le recrutement des enseignants par le chef d’établissement et l’arbitraire local contre les droits à mutation garantis par le statut de la Fonction publique de l’Etat. 
 
Concernant PPCR, le SNFOLC condamne la mise en extinction de l’échelle de rémunération spécifique des professeurs bi-admissibles à compter du 1er septembre 2017 et exige une mesure de sauvegarde immédiate. 
 
Pour le collège, M. le ministre a soumis à l’avis du Conseil supérieur de l’éducation un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 19 mai 2015, texte publié en force par Mme Vallaud-Belkacem le jour d’une grève majorité à l’appel des organisations syndicales majoritaires du second degré. Les organisations FO, SNESFSU, SNEP-FSU, CGT Educ’action, SUD Education, Solidaires, SNALC-FGAF et CFE-CGC ont déclaré que ce projet d’arrêté « ne modifie pas le fond de la réforme de Mme Vallaud-Belkacem. (…) L’étau est certes desserré mais cela ne doit pas faire illusion sur le fond : c’est un pas vers plus d’autonomie. Un vrai pas en avant serait de satisfaire ce que la majorité des organisations syndicales du second degré avec les personnels ont demandé pendant des mois : l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture de discussions pour une autre réforme. » (Déclaration syndicale lue au CSE du 8 juin 2017). 
 
FO a voté contre ce projet qui a été majoritairement rejeté au CSE. Pour le SNFOLC, l’urgence est au rétablissement des horaires disciplinaires nationaux, que les horaires des enseignements complémentaires et les marges reviennent aux disciplines. Rouvrir le dossier du collège pour renforcer l’autonomie des établissements n’est pas une réponse aux revendications des personnels. Ces derniers sont, en cette fin d’année, épuisés par la réforme du collège, les réunions, les tensions, le changement brutal des programmes des quatre niveaux, la surcharge de travail liée au LSU, etc. 
 
Pour le SNFOLC, il faut que cela cesse, cela passe par la satisfaction des revendications des personnels et l’abandon des contre-réformes. C’est notre conception de l’indépendance syndicale. 
 
 
Les commissaires paritaires du SNFOLC Laurent Carion, Hélène Massiot, Philippe Morisset, Camille Sotin, Laurent Thébaut 

Lire la suite

SNFOLC reçu par la Rectrice le 22mai2017

Le SNFOLC représenté par François Desplanches, Ludwig Floreck, Emmanuel Bruneau et Laurent Carrion a été reçue par la Rectrice , le Secrétaire Général , la DRH et la doyenne des IPR.

➢ CONCERNANT L’ÉVALUATION DES ÉLÈVES (COMPETENCES, DNB, LSU…)
 
Force Ouvrière a rappelé ses revendications concernant cet aspect particulier de la réforme du collège dont nous voulons l’abrogation :  Retrait du LSU, pas d’obligation à l’évaluation par compétences respect de la liberté pédagogique individuelle d’appliquer l’évaluation chiffrée.

La Rectrice :
Il s’agit d’une « période compliquée de transition tant pour les enseignants que les chefs d’établissement, garants de la politique ministérielle »

 

Il n’y aura pas de communication de la note d’oral du DNB AVANT la publication de l’ensemble des résultats.  
 

Sur la question du choix note ou compétence : Il doit être fait PAR CLASSE avec accord des équipes pédagogiques :  « le positionnement par classe est un verrou technique » « La liberté pédagogique individuelle s’arrête (s’inscrit) dans les bornes des choix de l’équipe pédagogique » (sic)
 
Si des expériences menées dans certains établissements ont été plus loin dans la validation des compétences, rappel qu’il s’agit d’une période transitoire et qu’il « faut rester dans le dialogue »
 
Sur les difficultés de passer du « tout compétence » aux notes en lycée :

« L’évaluation par compétences n’est pas laxiste, les élèves vont s’adapter et s’en sortir au lycée »
 
Le LSU n’est pas qu’une interface, c’est aussi une « application archive qui va garder une trace des bilans périodiques des élèves utile en cas de changement d’établissement … »
 
Sur l’évaluation de l’oral du DNB seulement basé sur le rapport de stage d’une semaine : « il faudra faire évoluer la soutenance du rapport de stage vers l’intégralité du parcours avenir. Des informations ont été données en ce sens. »
 
Sur Affelnet (procédure informatisée d’orientation des élèves en fin de troisième :

Il y a une harmonisation d’une académie à l’autre des coefficients pour Affelnet « faisons confiance » … « le test réalisé dans l’académie de Versailles lève les craintes sur la discrimination des élèves» 
 
➢ CONCERNANT LA REMUNERATION DES ORAUX (oral du DNB/TPE)
 
Selon le Rectorat d’Orléans-Tours, il n’existerait pas de cadre réglementaire à la rémunération en indemnité d’examen des TPE et oraux du DNB.


A l’inverse, la rémunération antérieure des TPE a été jugée anormale par le service comptable interne du Rectorat. La DGRH du Ministère aurait été interrogée sur la question pour confirmation …

Selon le SG, Le risque serait même le reversement de trop perçu...(SIC !). Pas d’HSE non plus pour les oraux blancs.
 
Commentaire FO : 

risque minime au regard des sommes versées mais maximal concernant le précédent que cela représente !
 
Pour conclure laissons la parole à la DRH qui a indiqué :

« En dehors du face à face pédagogique, cette mission fait intégralement partie des obligations horaires (« bloc II ») » dans le cadre du décret d’août 2014.
 
Commentaire FO :

Ce sont les fameuses missions liées dont la seule limitation théorique sont le cadre des 1607 heures : autrement dit le décret Hamon publié en 2014 dont nous demandons l’abrogation. 

Plus que jamais nous demandons le paiement de toutes les épreuves : pas de travail gratuit !
 
➢ CONCERNANT LES FORMATIONS
 
Rappel de la position de FO : nous voulons des formations volontaires dans le cadre du PAF
 
Reconnaissance que les formations ont été très nombreuses cette année  Il y a eu une « année lourde, dense de réflexions mais les choses ont bougé dans le bon sens pour les élèves ».
 
Il devrait y avoir moins de formations l’an prochain et volonté de « garder à l’esprit que le mercredi PM doit être préservé pour tout le monde » selon la Rectrice.
 
➢ CONCERNANT LES STAGIAIRES
 
Nous avons rappelé notre très grande inquiétude concernant les stagiaires dont les conditions de stage ce sont fortement dégradées depuis la mise en place de la masterisation et dont le taux de non titularisation augmente de manière important singulièrement dans certaines disciplines.
 
1ère réflexion de la Rectrice : « c’est mieux que pas de formation du tout »…

La Rectrice que nous avions alertée dès sa prise de fonction, a demandé à l’ESPE d’étaler davantage les formations pour avoir des conditions de démarrage plus acceptables pour le début de carrière.
 
Selon la DRH, il n’y aurait pas de hausse spectaculaire constatée des démissions par rapport aux années précédentes, une vingtaine de démission dont :

- 1/2 AVANT même la prise de poste (surtout des stagiaires extérieurs à l’académie)

- l’autre 1/2 : des pb de charge de travail et de représentation du métier d’enseignant
 
+ un effet mécanique à prendre en compte : plus de stagiaires cette année => plus de démissions
 
Concernant la non titularisation des stagiaires au bout de la 1ère année (en particulier en Histoire-Géographie et Espagnol) , réponse de l’inspection:

« les IPR et formateurs sont stables depuis plusieurs années » 

« mieux vaut une non titularisation que 40 années de souffrance » (…)
 
Commentaires FO:

Depuis la masterisation du recrutement, le nombre de démissions n’augmentent peut être pas, mais il n’en est pas de même pour le nombre de licenciements.

Pour ce qui est de la « souffrance » peut être que le Rectorat, dans toutes ses composantes, feraient bien de s’interroger sur les conditions de travail imposées à tous et en premier lieu aux stagiaires à qui on demande l’impossible, aussi bien en volume de travail qu’en pratiques pédagogiques dogmatiques et irréalistes…

Sur la question du choix note ou compétence : Il doit être fait PAR CLASSE avec accord des équipes pédagogiques :  « le positionnement par classe est un verrou technique » « La liberté pédagogique individuelle s’arrête (s’inscrit) dans les bornes des choix de l’équipe pédagogique » (sic)
 
Si des expériences menées dans certains établissements ont été plus loin dans la validation des compétences, rappel qu’il s’agit d’une période transitoire et qu’il « faut rester dans le dialogue »
 
Sur les difficultés de passer du « tout compétence » aux notes en lycée : « L’évaluation par compétences n’est pas laxiste, les élèves vont s’adapter et s’en sortir au lycée »
 
Le LSU n’est pas qu’une interface, c’est aussi une « application archive » qui va garder une trace des bilans périodiques des élèves utile en cas de changement d’établissement … »
 
Sur l’évaluation de l’oral du DNB seulement basé sur le rapport de stage d’une semaine : « il faudra faire évoluer la soutenance du rapport de stage vers l’intégralité du parcours avenir. Des informations ont été données en ce sens. »
 
Sur Affelnet (procédure informatisée d’orientation des élèves en fin de troisième : Il y a une harmonisation d’une académie à l’autre des coefficients pour Affelnet « faisons confiance » … « le test réalisé dans l’académie de Versailles lève les craintes sur la discrimination des élèves» 
 
➢ CONCERNANT LA REMUNERATION DES ORAUX (oral du DNB/TPE)
 
Selon le Rectorat d’Orléans-Tours, il n’existerait pas de cadre réglementaire à la rémunération en indemnité d’examen des TPE et oraux du DNB.
Syndicat National FORCE OUVRIERE des Lycées et collèges Fédération de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Confédération Générale du Travail Force Ouvrière Section académique d'Orléans Tours UD FO, 10 rue Théophile Naudy 45000 Orléans  tél. : 02 38 53 12 66 E.mail : snfolc.orleans@orange.fr Site : http://www.snfolc-orleans-tours.net 
A l’inverse, la rémunération antérieure des TPE a été jugée anormale par le service comptable interne du Rectorat. La DGRH du Ministère aurait été interrogée sur la question pour confirmation … Selon le SG, Le risque serait même le reversement de trop perçu...(SIC !). Pas d’HSE non plus pour les oraux blancs.
 
Commentaire FO :  risque minime au regard des sommes versées mais maximal concernant le précédent que cela représente !
 
Pour conclure laissons la parole à la DRH qui a indiqué : « En dehors du face à face pédagogique, cette mission fait intégralement partie des obligations horaires (« bloc II ») » dans le cadre du décret d’août 2014.
 
Commentaire FO : Ce sont les fameuses missions liées dont la seule limitation théorique sont le cadre des 1607 heures : autrement dit le décret Hamon publié en 2014 dont nous demandons l’abrogation.  Plus que jamais nous demandons le paiement de toutes les épreuves : pas de travail gratuit !
 
➢ CONCERNANT LES FORMATIONS
 
Rappel de la position de FO : nous voulons des formations volontaires dans le cadre du PAF
 
Reconnaissance que les formations ont été très nombreuses cette année  Il y a eu une « année lourde, dense de réflexions mais les choses ont bougé dans le bon sens pour les élèves ».
 
Il devrait y avoir moins de formations l’an prochain et volonté de « garder à l’esprit que le mercredi PM doit être préservé pour tout le monde » selon la Rectrice.
 
➢ CONCERNANT LES STAGIAIRES
 
Nous avons rappelé notre très grande inquiétude concernant les stagiaires dont les conditions de stage ce sont fortement dégradées depuis la mise en place de la masterisation et dont le taux de non titularisation augmente de manière important singulièrement dans certaines disciplines.
 
1ère réflexion de la Rectrice : « c’est mieux que pas de formation du tout »… La Rectrice que nous avions alertée dès sa prise de fonction, a demandé à l’ESPE d’étaler davantage les formations pour avoir des conditions de démarrage plus acceptables pour le début de carrière.
 
Selon la DRH, il n’y aurait pas de hausse spectaculaire constatée des démissions par rapport aux années précédentes, une vingtaine de démission dont : - 1/2 AVANT même la prise de poste (surtout des stagiaires extérieurs à l’académie) - l’autre 1/2 : des pb de charge de travail et de représentation du métier d’enseignant
 
+ un effet mécanique à prendre en compte : plus de stagiaires cette année => plus de démissions
 
Concernant la non titularisation des stagiaires au bout de la 1ère année (en particulier en Histoire-Géographie et Espagnol) , réponse de l’inspection: « les IPR et formateurs sont stables depuis plusieurs années »  « mieux vaut une non titularisation que 40 années de souffrance » (…)
 
Commentaires FO: Depuis la masterisation du recrutement, le nombre de démissions n’augmentent peut être pas, mais il n’en est pas de même pour le nombre de licenciements. Pour ce qui est de la « souffrance » peut être que le Rectorat, dans toutes ses composantes, feraient bien de s’interroger sur les conditions de travail imposées à tous et en premier lieu aux stagiaires à qui on demande l’impossible, aussi bien en volume de travail qu’en pratiques pédagogiques dogmatiques et irréalistes…
Lire la suite

Déclaration liminaire FO

CAPA Hors classe des agrégés du 2 mai 17

Dans quelques jours, les salariés seront appelés à élire leur prochain président de la République. Fidèle à la charte d’Amiens, la Confédération Force Ouvrière ne donnera aucune consigne de vote, cette position constante de FO est la marque de son indépendance.
 
A l’occasion de cette CAPA chargée d’examiner l’avancement à la hors-classe des professeurs agrégés  Force Ouvrière tient à rappeler que le calendrier politique n’impose nullement une trêve de l’action revendicative, c’est ce que nous avons réaffirmé dans les manifestations du 1 Mai, souvent de manière unitaire, avec la CGT, Solidaires et la FSU. Comme nous ne cessons de le dire depuis plusieurs années, l’austérité a et a eu des effets suicidaires socialement, économiquement et démocratiquement.  
 
En cette veille du scrutin, les personnels continuent de subir des attaques contre leurs droits, contre leurs conditions de travail, contre leurs rémunérations. Il n’y a pas de « trêve électorale » pour eux : cette CAPA en est l’illustration puisque elle doit être la dernière à se tenir dans le cadre ancien, celui qui précède l’application de PPCR. 
 
La réforme PPCR imposée par le gouvernement en septembre 2015, alors même que les organisations syndicales majoritaires de la fonction publique avaient refusé de signer le projet de protocole a été un nouveau passage en force, comme l’a été la mise en place de la réforme du collège aux forceps ou de la « loi travail » à coup de 49,3. 
 
Récemment, aux côtés de la CGT et de la FGAF, Force Ouvrière a voté contre le décret balai transposant PPCR dans les différents statuts des personnels de l’Education nationale, qui allonge leur carrière, qui remplace leur note chiffrée prenant en compte l’ancienneté par une évaluation par compétence semblable à celle utilisée pour la titularisation des stagiaires, et qui leur impose un suivi individuel réduisant à néant ce qui leur restait de liberté pédagogique. 
 
Contrairement à ce qu’a pu dire la ministre de l’Education nationale, la réforme PPCR  n’assure pas un parcours professionnel sur deux grades. Un avis défavorable du chef d’établissement ou de l’inspecteur suffira à barrer l’accès à la hors classe. La Direction Générale des Ressources Humaines du ministère de l’Education nationale l’a écrit en toutes lettres « une opposition à la promotion à la hors-classe pourra être formulée dans des cas très exceptionnels. Elle fera l’objet d’un rapport de motivation ». La Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique a confirmé qu’il n’y avait aucune obligation à dérouler un corps sur deux grades.
 
Il faut également rappeler que PPCR ne permet pas de compenser les pertes de rémunération accumulées depuis 7 ans. En 2020 après la « revalorisation » un professeur agrégé au 10ème échelon de la classe normale gagnera près de 50 euros de moins que ce qu’aurait touché en 2010 un collègue dans la même situation. Un agrégé au 3ème chevron du dernier échelon de la hors classe perdra pour sa part plus de 100 euros par rapport à la rémunération à laquelle il aurait eu droit en 2010.
 
Pour la campagne 2017 de promotion à la hors classe des professeurs agrégés, la note de service n° 2016191 du 15 décembre 2016 reconduit le barème mis en place l’an dernier qui valorise les promouvables au 11ème échelon. Force Ouvrière approuve cette mesure et manifeste les plus vives inquiétudes concernant les  campagnes à venir y compris pour la phase transitoire pour laquelle aucun dispositif précis n’est annoncé.
 
Le SNFOLC rappelle sa revendication : chaque professeur agrégé doit bénéficier d’un parcours de carrière complet, c’est-à-dire, partir à la retraite au troisième chevron du sixième échelon de la hors classe. Compte tenu des règles de reclassement dans la hors classe, encore en vigueur cette année, la promotion ne se traduira par un gain financier immédiat et significatif que pour ceux qui séjournent dans le 11ème échelon depuis au moins 4 ans : le SNFOLC est donc particulièrement attentif aux collègues dans cette situation.
 
 Nous rappelons donc nos revendications déjà exprimées en GT :

• Que tous les 11° échelon avec 4 ans d’ancienneté soit proposés, et qu’ils puissent tous avoir l’avis exceptionnel ce qui leur donnerait plus de chance d’obtenir la promotion en CAPN. 

• Proposer tous ceux proposés l’an dernier et non promus en maintenant l’avis exceptionnel le cas échéant.
 
Pour finir, le SNFOLC tient à remercier les personnels de la DPE pour la qualité des documents fournis et les explications fournies lors de la préparation de cette CAPA notamment lors du GT.

Lire la suite

CAPA liste aptitude agrégé

Déclaration liminaire FO à la CAPA liste aptitude agrégé du 15 mars 2017


La CAPA chargée d’examiner la liste des propositions rectorales pour l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude, se tient dans un contexte global marqué par la résistance des personnels aux politiques d’austérité conduites par le gouvernement.

 

A quelques semaines d'échéances politiques majeures, pour lesquelles FO rappelle qu'elle ne donnera aucune consigne de vote, nous tenons à rappeler la pleine actualité des revendications des personnels que nous portons depuis des mois.

 

Force Ouvrière constate que les conditions de travail se dégradent considérablement pour les personnels. Aussi FO ne saurait cautionner le saccage des services publics par des réformes n’allant que dans le sens d’économies de moyens. Les professeurs ne sont pas épargnés par les politiques d’austérité menées par le gouvernement contre les salariés.

 

Ce n'est pas la pseudo revalorisation Parcours Professionnels des Carrière et des Rémunération (PPCR) qui peut régler la question. D'ailleurs les personnels ont en ce mois de janvier bien vu que l'augmentation de la retenue pour pension, certes décidée en 2010, mais appliquée sans discontinuer depuis 2012, et conjuguée au blocage du point d'indice pendant 6 ans, a pour effet la baisse du salaire net et que l'ajout de quelques points d'indice du PPCR ne compenseront pas, loin s'en faut, les pertes subies.

 

Du fait de la réforme PPCR, imposée autoritairement aux fonctionnaires malgré l’opposition des syndicats majoritaires, et contrairement aux allégations de la ministre, sa refonte des statuts ne déconnecte pas la carrière de l’évaluation puisque 30% des personnels les mieux évalués auront le bénéfice d’une déduction d’ancienneté d’un an au 6ème échelon, une seconde au 8ème. Cependant, même ces collègues verront leur parcours professionnel considérablement allongés, il leur faudra 24 ans pour accéder au 11ème échelon alors que, actuellement, un professeur progressant au grand choix y parvient en 20 ans. Ce ralentissement des carrières permet au gouvernement de réaliser de substantielles économies sur le dos des enseignants.

 

Pour ce qui est de l’évaluation, le SNFOLC continue de revendiquer le maintien de la double notation encadrée par des grilles nationales, des inspections pédagogiques loyales, sereines, respectueuses des personnels, de la liberté pédagogique et de la qualification disciplinaire des enseignants et aucune évaluation sur la base d’entretien professionnel.

 

Dans cette période de régression sociale et de paupérisation des fonctionnaires, la CAPA convoquée aujourd’hui est particulièrement importante. Chargée d’examiner la promotion au corps des agrégés par liste d’aptitude conformément à l’article 5 du décret n°72-580 du 4 juillet 1972, elle permettra à un petit nombre de professeur, de compenser, pour les promus, une partie des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis plusieurs années.

 

L’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude représente pour les collègues le couronnement d’un parcours professionnel, la reconnaissance par l’Institution de leur façon de servir dans les différentes fonctions qu’ils ont pu occuper. C’est un débouché de carrière pour tous ceux qui ont déjà atteint l’indice terminal de leur corps, l’indice majoré 793. Le nombre important de candidatures confirme que les collègues se saisissent de cette possibilité statutaire de promotion pour accéder à une échelle de rémunération meilleure dans l’espoir de compenser la baisse de leur pouvoir d’achat. Mais la procédure est longue et il n’est pas rare que des professeurs aux qualités professionnelles reconnues finissent par se décourager et renoncent à présenter leur candidature.

 

L’examen des dossiers fait apparaître la qualité des candidatures. Cependant, en l’absence d’un barème de classement des demandes reposant sur la notation, l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité à l’agrégation, les diplômes et les titres universitaires, il est difficile pour les commissaires paritaires de contrôler qu’il y a égalité de traitement des demandes lors des choix opérés. Ainsi nous demandons que le ministère mette en place pour les campagnes à venir un barème de ce type : une telle mesure permettrait de faire comprendre le poids relatif de chacun des critères utilisés par l’administration pour élaborer son projet.

 

Nous revendiquons que le ministère mette en place pour les campagnes à venir un barème sur des critères objectifs et que soit abandonné la lettre de motivation.

 

En l’absence d’un tel barème, Force Ouvrière vous demande Mme La Rectrice :

 

  • que tous les collègues ayant déjà fait l'objet d'une proposition en 2016 et n’ayant pas été promus soient à nouveau transmis au ministère cette année et que leur rang de classement soit au moins aussi bon qu’en 2016,

 

  • que pour les nouveaux proposés une attention particulière soit accordée à la notation, l’ancienneté de carrière, la bi-admissibilité, les diplômes et les titres universitaires.
Lire la suite

Comité Technique Académique du 14 mars

La politique Ministérielle de réduction de postes, remise en cause des structures SEGPA  et des statuts, baisse des salaires à l’œuvre !

Réductions de postes :

 - Les délégués FO sont intervenus pour dénoncer notamment la suppression d’un poste de LettresHistoire au LP Courtois de Dreux, suppression maintenue par l’administration pour des questions de gestion 

- Postes de documentalistes : depuis 3 rentrées, il y a 3500 élèves en lycée en plus, et AUCUNE Création de poste de documentaliste, les délégués FO ont rappelé les demandes des lycées Vinci et Benjamin Franklin, l’administration renvoie la question à l’an prochain  et envisage un redéploiement des moyens : en clair, déshabiller Paul pour habiller Pierre. Nous refusons cette logique, aucun établissement n’est surdoté !

- Au LPO Jean Zay Orléans : La demande de transformation du poste de PLP lettres-anglais en certifié anglais du chef d'établissement, rejetée par l'ensemble des Organisations syndicales est refusée par le CTA.

- Administratifs : FO a rappelé son opposition au regroupement des agences comptables utilisé pour supprimer des postes en augmentant la charge de travail des personnels et demandé que le rattachement de 2 nouveaux collèges à chacune des agences  comptables des lycées Grandmont de Tours et Rabelais de Chinon s'accompagne de l'implantation d'un poste et non un demi. Ayant dénoncé l'absence de création et la logique des barèmes qui nous est opposée, FO demande l'amélioration des conditions de travail pour l'ensemble des personnels de Grandmont et Rabelais mais aussi de Becquerel et Corneille

- Postes de CPE : le Rectorat indique avoir « entendu » les demandes faites auprès de lui et relayées par nos délégués de la part des lycées M. Genevoix à Ingres, C. Claudel à Blois, L. de Vinci à Amboise, B. Franklin à Orléans et G. Sand à La Chatre, reconnus comme étant nettement en tension, et indique prendre « un engagement d’avoir une attention particulière » Cependant les réponses sont les mêmes : il n y aura pas de création de poste de CPE dans ces établissements, comme dans aucun lycée de l’académie d’ailleurs.
Nous rappelons les exigences des collègues : les demandes d’audience doivent être honorées, et les personnels ne sauraient se satisfaire de cette situation, qui déjà très difficile va devenir explosive. Nous continuons à demander les postes nécessaires et soutenons toutes les actions engagées par les personnels en ce sens.

 
 
SEGPA :
10 postes fermés cette année, en 4 rentrées c'est environ 10% des postes de SEGPA qui ont été fermés.FO a dénoncé la volonté ministérielle de remise en cause de ces structures !

Les propositions de postes de l’académie, déclinaison de la politique nationale n’ont reçu l’aval d’aucune organisation syndicale présente : 
Vote postes personnels enseignants : contre: 6 (FO, FSU), abstention: 4 (UNSA, CFDT), pour: 0
Vote postes non enseignants : contre: 9 (FO, FSU, UNSA), abstention: 1 (CFDT), pour: 0

 


Cadre de gestion des enseignants contractuels :
FO a voté contre, l’UNSA et la CFDT pour, la FSU s’est abstenue.
FO a rappelé sa revendication de voir des règles nationales et non des déclinaisons par académie et son opposition à voir corréler une réévaluation de la rémunération à un examen professionnel, demandant donc une progression de carrière automatique. Le Rectorat précise que la priorité était le travail sur les modalités de classement et que la partie réévaluation de la rémunération reste à préciser, un autre groupe de travail suivra.
Vote: contre: 1 (FO), abstention: 5 (FSU), pour: 4 (UNSA, CFDT)

 

 

TPE : non à suppression de l’indemnité !
Nous avions demandé que la question de l’Indemnité TPE, remise en cause par le Rectorat soit à l’ordre du jour : le Rectorat indique que c’est le Ministère qui aurait rappelé à l’ordre leurs services : il ne faut désormais plus rémunérer cette évaluation, et le Rectorat serait en tort..Nous sommes à nouveau intervenus pour la défendre, c’est une indemnité d’examen de baccalauréat. Une réponse écrite  nous sera faite, mais nous continuons la signature de la pétition pour la remise en place de cette indemnité, nous rappelons notre exigence d’abrogation du décret Hamon, qui définit notre service en missions (les 1607h, dont l’évaluation..) et non plus en obligations réglementaires de services.

 

 

EAF : premiers effets de la mobilisation.
Sur l’Epreuve Anticipée de Français : devant la mobilisation des personnels et le soutien apporté par FO et la FSU, le Rectorat  annonce que la charge de travail (déjà passée de 84 copies/84 oraux à 70/70 suite aux commissions d'entente et  au vœu au CHSCTA) va encore baisser. Le Rectorat va diminuer la réserve d'examinateurs pour augmenter de 20 ou 30 collègues le nombre d'examinateurs.
Rappelons qu’un vœu unanime avait été adopté par les organisations syndicales lors du CHSCTA sur cette question, demandant une baisse des copies et du nombre d’oraux, des conditions décentes de convocation et d’examen, une limitation des déplacements. L’administration est tenue de répondre à cet avis unanime, qui s’appuie sur l’avis du CHSCT Ministériel.  
Lors de l’AG intersyndicale dans le 41 à laquelle nous avons participé il a été décidé d’une pétition et d’une demande d’audience intersyndicale académique.

Lire la suite

Lettre au recteur

report de certaines épreuves de l’agrégation interne

Madame la Rectrice,
 
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur une conséquence majeure du  report des épreuves des concours de l'agrégation interne initialement fixées les 24 et 25 janvier 2017, reportées au 15 et 16 février 2017 (économie et gestion, éducation physique et sportive, histoire et géographie, lettres classiques, lettres modernes, philosophie, sciences économiques et sociales).
Si, dans un souci juste d’équité les épreuves ont été reportées en raison des conditions climatiques sévissant en Polynésie, cela pose un problème financier important aux personnels. 
Les candidats ont réservé transports et logements. Le mail du ministère ne parvenant aux candidats qu’en dernière limite, ce que nous comprenons puisque ces évènements ne sont pas prévisibles, ils ne peuvent annuler les frais engagés dans les délais de remboursement imposés.
Or d’ores et déjà, des candidats nous signalent que les services du rectorat indiquent que rien ne sera remboursé puisque cela ne dépend pas d’eux et que seul le ministère est à l’origine de ce report.
L’attachement des personnels à se présenter à un concours exigeant, la charge de travail qu’ils y ont mis valent mieux qu’une réponse lapidaire. Encourager toutes et tous, effacer les difficultés financières que vont avoir les personnels, c’est le rôle de l’Éducation nationale attachée, nous n’en doutons pas, à l’engagement des personnels. 
Nous vous demandons de donner consignes à vos services pour que les frais de déplacement, d’hébergement, de repas, soient pris en charge deux fois.
 
Je vous remercie à l’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prie, Madame la Rectrice, d’agréer l’expression de mon profond respect.

Lire la suite

Lettre au recteur

Evaluation des TPE

Madame la Rectrice,
 
 
Les lycées sont actuellement rentrés dans la phase de préparation de l’évaluation des TPE.
 
Il nous remonte des informations concernant cette épreuve du baccalauréat qui nous surprennent beaucoup : les examinateurs ne se verraient plus verser aucune indemnité d’examen puisque vous avez signé une circulaire en direction des chefs d’établissements en date du 10 octobre les en informant.
 
Nous ne comprenons pas pourquoi ce qui était  la règle l’an dernier, serait remis en cause pour cette session du baccalauréat et nous vous demandons de revenir au fonctionnement des années passées.
 
Je vous remercie à l’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prie, Madame la Rectrice, d’agréer l’expression de mon profond respect.

Lire la suite

Déclaration liminaire FO à la CAPA

promotion d'échelon des certifiés du 13 décembre 2016

 

Cette Commission Administrative Paritaire Académique revêt une importance particulière car la Ministre voudrait, en application du « protocole » PPCR syndicalement minoritaire, que ce soit la dernière CAPA consacrée à l’avancement d’échelon dans les conditions actuelles.

La prétendue revalorisation salariale à la sauce PPCR n’en est pas une. Une revalorisation des salaires, c'est quand on gagne plus, c’est quand le pouvoir d'achat progresse. Mais avec le PPCR ce n'est pas le cas ! Si l’on tient compte de l’augmentation constante de la retenue pour pension civile passée de 7,85% en 2010 à 10,29% au 1er janvier 2017, et qui passera à 11,1% en 2020, et si l’on tient compte de l'augmentation de 1,2% du point d'indice sur deux ans, les traitements nets seront pour la plupart des échelons inférieurs en 2020 à ceux de 2010 et pour les autres à peine supérieurs.

 

Nous voulons rappeler ici quelques mesures catégorielles qui ont déjà amputé les salaires des enseignants : la baisse de 750 € de l’indemnité versée aux tuteurs, le remplacement des heures de décharges statutaires par des IMP moins rétribuées que la 1ère HSA, la perte du bénéfice de la prime d’entrée dans le métier de 1.500 € pour les fonctionnaires ayant exercé pendant plus de trois mois comme non titulaires, la suppression de la prime spéciale de 500 € pour 3 HSA, l’exclusion des collègues devenus bi-admissibles à compter du 1er septembre 2017 de l’échelle spécifique de rémunération, sans compter la perte du pouvoir d’achat de 6,18% entre juillet 2010 et juillet 2016.

 

Le protocole PPCR transposé dans l'enseignement se traduit par une revalorisation indiciaire indigente, largement autofinancée par les enseignants à travers le transfert de 9 points d'indemnités, et par l’allongement de carrière.

 

Car ce qui est présenté comme une revalorisation va de pair avec le fait « de revoir le parcours de carrière de tous les enseignants (...) ». Actuellement, la carrière se déroule selon 3 rythmes : 20% à l’ancienneté (pour une durée de carrière de 30 ans), 50% au choix (sur une durée de 26 ans), et 30% au grand choix (sur une durée de 20 ans). Avec la réforme PPCR, un rythme unique est instauré (sur une durée de 26 ans) avec possibilité pour 30% des collègues de bénéficier deux fois d’une réduction d’un an. Ainsi, la réforme dégrade 30% des collègues (qui perdent jusqu’à 6 ans) et améliore 20% des professeurs (qui gagnent 4 ans maximum). Le solde est donc négatif, ce sont bien les personnels qui autofinancent la mise en application de PPCR.

 

La ministre déclarait : « Les personnels enseignants doivent pouvoir dérouler une carrière complète jusqu’au sommet de la hors-classe, qui devient ainsi le grade normal d’avancement dans la carrière », elle ne disait pas que tous le feraient effectivement. La DGAFP (Direction générale de l’Administration et de la Fonction Publique) a confirmé qu’il n’y avait aucune obligation à dérouler un corps sur deux grades. D’ailleurs le chef de cabinet de madame la ministre avait déclaré lors du GT ministérielle du 12 octobre que les avis défavorables des évaluateurs initiaux (inspection, chef d’établissement) interdirait l’accès à la Hors Classe. La « Hors-Classe pour tous » reste un mirage, cette vraie fausse promesse est dénoncée par Force Ouvrière depuis le début.

 

La prétendue revalorisation PPCR est le paravent pour masquer le coeur de la réforme : l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation selon de nouvelles modalités. De cette évaluation découlera la vitesse de l’avancement, les promotions, donc l’augmentation du salaire.

 

Pour cela, finie la notation administrative et pédagogique encadrées par des grilles nationales en fonction des échelons. La notation chiffrée serait remplacée par des items, dans une grille d’évaluation par compétences en fonction des priorités locales (projet d’établissement, contrat d’objectif…). Ces cases à cocher, sur le modèle de l’évaluation des stagiaires qui a entraîné une explosion des non-titularisations, feraient disparaître toute possibilité de barème objectif, et donc d’équité dans le déroulement de notre carrière.

 

La plupart de ces items seraient situés très loin du cœur de notre métier, l’enseignement disciplinaire dans nos classes. Nous serions évalués notamment sur notre « coopération avec les partenaires de l’école » et « avec les parents », ainsi que sur notre « engagement » dans la mise en œuvre des réformes.

 

Le bilan professionnel comporterait une « auto-appréciation » à l’image des techniques de management stressant et culpabilisant, dont on a vu les effets à France Telecom.

 

Ce bilan serait établi conjointement par un inspecteur et le chef d’établissement qui seuls décideraient, selon des critères subjectifs, des 30 % des collègues les plus « méritants » pouvant bénéficier d’une promotion éventuelle, à 4 reprises dans leur carrière.

 

Cette réforme de l’évaluation détruirait les garanties collectives contenues dans notre statut. Elle créerait les conditions d’un arbitraire local, l’individualisation des carrières, la concurrence entre les personnels au nom du « mérite », une ambiance délétère par le diviser pour régner, et imposerait une nouvelle aggravation de notre charge de travail.

 

La réforme de l’évaluation PPCR impose un « accompagnement collectif » à la manière des formations-formatages que nous avons déjà contestées à l’occasion de la réforme du collège. Elle prévoit aussi un « accompagnement individuel » qui s’apparente à un outil de conformation, voire de coercition, au mépris de la liberté pédagogique individuelle.

 

Par un courrier en date du 6 octobre, les organisations syndicales FO, CGT et SUD se sont adressées à la ministre de l’Education nationale pour lui demander de renoncer à la mise en place de ce projet. Parmi les nombreux points négatifs évoqués, les syndicats soulignaient dans ce courrier, l’absence de grille de référence suivant l’échelon et le manque de précision sur les modalités de gestion par les Commissions Administratives Paritaires.

 

En 2012, le décret Chatel de réforme de l’évaluation avait été abrogé grâce à la mobilisation unie des organisations syndicales. Le passage en force continuel n’est pas acceptable. Mais Madame la Ministre a décidé de confirmer son projet au CTM du 7 décembre, projet qui est une véritable régression. Tout comme la loi Travail avec l’inversion de la hiérarchie des normes, il ouvre une porte par laquelle la ministre actuelle ou future par simple arrêté pourra aller toujours plus loin dans l’individualisation des carrières et l’autonomie des établissements.

 

Pour Force Ouvrière, les revendications pour une vraie revalorisation demeurent :

  • Augmentation de 8% de la valeur du point d’indice et 50 points en plus pour tous
  • Accès de tous les personnels à l’indice terminal de leur corps
  • Maintien de la notation chiffrée (double notation pour les enseignants) encadrée par des grilles nationales

 

Pour le SNFOLC, les commissaires paritaires certifiés :

Hélène Massiot, Laurent Thébaut, Camille Sotin

Lire la suite

CHSCT 37 du 22 novembre :

Avis sur la protection fonctionnelle (article 11) voté à l’unanimité des organisations syndicales

Lors du CHSCT du 22 novembre, l’avis suivant, proposé par les déléguées FO a été adopté à l’unanimité des organisations syndicales :

« Le CHSCT-D, réuni le 22 novembre 2016, rappelle que la protection fonctionnelle est une garantie réglementaire liée au statut de fonctionnaire d’Etat. Il demande que les personnels soient mieux informés de ce droit. Il demande également qu’un état annuel du nombre des demandes et des suites données lui soit communiqué. Il se prononce pour le strict respect de ce droit. »

 

Nous avons défendu les dossiers des établissements suivants pour le second degré :

Collège Choiseul, Amboise :

Les travaux concernant l’isolation sonores ont été actés par le Conseil Départemental. Pas de date annoncée, travaux qui seront réalisés dans le cadre plus large d’une restructuration.

Lycée Beauregard, Château-Renault :

Pour 2017 : Internat : changement de la VMC et remise aux normes des chambres et des sanitaires

Gymnase : le sol du gymnase sera refait à moitié !!

La reconstruction du gymnase est à prévoir dans plusieurs années.

 

 

Fiches RSST et DGI (Registre Santé et Sécurité au travail et Registre signalement d’un Danger Grave et imminent) :

Pour le second degré :

Collège Choiseul, Amboise

Enseignante agressée par des parents d’élèves sur son temps de travail dans la salle des professeurs de SEGPA

FO demande qu’une lettre d’admonestation soit envoyée à la mère. Refus de l’administration qui déclare ne pas avoir assez d’éléments et ne veut pas rompre le dialogue que le Principal dit avoir engagé avec la famille.

Les représentants de l’Inspection Académique proposent qu’un point sécurité soit fait au CA.

Le CHSCT-D demande à être informé des suites données à cet incident au prochain CHSCT et envisage une enquête du CHSCT car ce type d’agression est récurrent dans cet établissement.

 

Nous diffusons ces informations et réponses aux collègues afin qu’ils s’en saisissent. Nous ne lâcherons sur aucun dossier.

Transmettez nous les revendications, signalements éventuels, et n’hésitez pas à nous solliciter en cas de problème lié à la sécurité au travail.

 

Contact : snfolc37@live.fr

Lire la suite

PREMIER CTA POUR LA NOUVELLE RECTRICE :

AUCUNE VOIX POUR LA POLITIQUE MINISTERIELLE !


A l’ordre du jour de ce CTA, essentiellement trois points portant sur la mise en application de la politique gouvernementale dont deux avec vote :

  • Régime indemnitaire des infirmières (RIFSEEP) : nous avons rappelé que FO s’était opposée aux propositions ministérielles de modification du régime indemnitaire des fonctionnaires qui se situaient dans le cadre de l’individualisation des salaires et de politiques différentes d’une académie à l’autre et nous avons fait remarquer que de plus, concernant les infirmières, le document présenté différenciait les personnels par groupes, par grades, les logés et les non-logés, …L’injustice étant tellement criante, même les syndicats pro-gouvernementaux n’ont pas osé voté pour. Résultats du vote : 9 contre (FO, FSU et UNSA), 1 abstention (Sgen-CFDT)

 

  • Barème de répartition des postes de DDFPT (Chefs de travaux) dans les Lycées professionnels : dans le cadre du « dialogue social », les organisations syndicales sont sollicitées pour valider des critères de répartition d’un nombre insuffisant de postes. A la co-gestion de la pénurie, nous avons opposés les revendications FO et en particulier l’existence d’un DDFTP par établissement soit création a minima de 29 postes. Là aussi, aucun syndicat n’a voté pour les propositions de la Rectrice. 6 contre (FO, FSU), 4 abstentions (UNSA, Sgen-CFDT)

 

  • A noter que tout a été fait par l’administration afin qu’il n’y ait pas de vote sur le « protocole académique direction d’école » qui avait fait l’objet d’une réunion de groupe de travail la semaine précédente. Pourtant, la Rectrice était assuré d’avoir là des soutiens : l’Unsa et le Sgen CFDT ayant annoncé qu’ils voteraient pour. Mais la FSU avait visiblement du mal à se décider sur le vote à émettre : en effet, le ressentiment des directeurs d’école à l’égard de la soi-disant « simplification des tâches administratives » est tel qu’il est difficile aux délégués FSU de continuer à expliquer que les mesures ministérielles vont dans le bon sens. Malgré notre demande que le vote ait lieu lors de ce CTA puisque le point était à l’ODJ, la Rectrice a décidé de le repousser à la prochaine réunion du CTA le 12 décembre.

 

Déclaration des délégués de la FNEC FP FO au CTA du 14 novembre 2016


La rentrée a été marquée une fois encore par les conséquences de l’application de contre-réformes gouvernementales dont « la réforme du collège » contre laquelle les enseignants avec leurs syndicats  FO, CGT, SNES, SUD ont fait grève l’année dernière.


Derrière les déclarations lénifiantes sur sa mise en place, la réalité de cette "réforme" dont nous demandons toujours l’abrogation c’est : la baisse des heures de cours et la désorganisation des emplois du temps, chaque collège fonctionnant différemment, la fatigue des enseignants de collèges …


En effet confrontés à la préparation des cours sur 4 niveaux de classes, à la préparation des EPI, de l’AP, à l’inconnu sur la nature exacte des épreuves du brevet des collèges, nos collègues voient maintenant la mise en place des nouveaux bulletins sous la forme du nouveau livret scolaire unique numérique : ils devraient indiquer tous les points et compétences du programme réalisés par les élèves chaque trimestre. Cela peut atteindre 2000 appréciations par professeur à rentrer pour un trimestre. Par ailleurs, la validation d’attestations officialisée dans ce livret n’est elle pas là pour camoufler la disparition programmée des diplômes s’appuyant sur de réels programmes nationaux, évalués dans le cadre d’un examen national ? C’est inacceptable !


Un certain nombre de collèges de notre académie ont cette année abandonné la notation chiffrée pour passer sur une évaluation exclusivement par compétence, or il appartient à l'enseignant de définir les modalités de son évaluation, c'est un élément de sa liberté pédagogique. Nous demandons:


- qu'aucun collègue ne soit inquiété s'il refuse de se soumettre à l'abandon de la note chiffrée;


- Que les paramétrages de pro-note permettent le maintien de la notation chiffrée en ligne comme sur le bulletin trimestriel.


Pour notre Fédération, les différentes contre-réformes initiées dans le cadre de la loi d’orientation Peillon sont totalement liées avec le projet de réforme de l’évaluation des enseignants, transposition de PPCR à notre profession, annoncé par la Ministre en cette rentrée : il s’agit de s’en prendre à notre statut et aux garanties réglementaires qui y sont liées.


La ministre veut mettre en place une évaluation par compétences des enseignants, lors notamment d’un entretien professionnel avec son chef d’établissement ou son IEN. L’évaluation reposerait sur 11 compétences, qui renvoient selon les corps aux référentiels des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation. Ces compétences marginaliseraient notre mission d’enseignement au profit d’autres « missions » notamment, l’implication dans les « projets » (projet d’établissement, PEDT). Il n’est plus fait référence aux programmes nationaux dans les compétences. En revanche, l’enseignant serait soumis à une véritable mise sous tutelle, et à toutes les pressions des « partenaires de l’école », des parents, des élus, des associations. Sa carrière serait ralentie et individualisée, il serait mis également en concurrence avec ses collègues, puisque une minorité seulement de professeurs pourrait être reconnue comme « excellents ».


La mise en place pour la 1ere fois d’un grade « fonctionnel » dans notre profession, avec la « classe exceptionnelle » est une remise en cause de l’égalité de traitement des fonctionnaires. De plus l’enseignant devrait se plier à un accompagnement professionnel permanent sous la forme de formations obligatoires, faisant de lui un « stagiaire à vie ». Nous rappelons à ce propos notre opposition à la formation imposée, et notamment hors du temps scolaire.


On a vu ce que l’évaluation par entretien professionnel a provoqué comme ravages dans d’autres secteurs comme France Télécom, et dans d’autres versants de la Fonction Publique comme chez nos collègues agents territoriaux ou hospitaliers.


Nous nous situons toujours dans le droit fil de la déclaration commune FO, la FSU, CGT et SUD de février 2008 dans laquelle nous déclarions ensemble : «pour respecter le principe du droit à la carrière, nos fédérations demandent solennellement … l’abandon de toute expérimentation des entretiens professionnels à l’éducation nationale, le retour à une notation chiffrée objective étroitement corrélée à l’ancienneté.»


La Fnec Fp FO mène une campagne d’information et de mobilisation afin que ce projet ne soit pas adopté. Des centaines de prises de position, parfois unitaires, ont été adoptées dans les établissements scolaires et les écoles Nous venons d’apprendre que la ministre vient de décider que son projet ne sera pas étudié lors de la réunion du CTM du 16 novembre ; son examen étant repoussé au CTM du 5 décembre. Il est évident que la ministre craint le développement d’une mobilisation comme en 2012 qui avait abouti à l’abrogation par Vincent Peillon du décret Chatel


Notre Fédération agit à tous les niveaux pour l’action commune afin d'obtenir le retrait de ce projet comme cela avait été le cas en 2012 ; d’ores et déjà, dans une lettre commune FO, CGT et SUD envoyée en ce sens à Madame Vallaud-Belkacem, le 6 octobre il est écrit « Nous vous demandons de renoncer à la mise en place de ce projet dont nous refusons la logique… »


Dans une situation délétère, dans un climat de tension toujours plus grand, alors que la grève des agents hospitaliers et médecins le 8 novembre dernier a été massivement suivie, la ministre ferait bien de prendre enfin en compte la volonté de l'immense majorité des personnels que nous exprimons et d'abandonner ce projet.

Lire la suite

« Agenda social »

du ministère de l’Education nationale FO ne participera pas à la destruction des statuts

 

La FNEC FP-FO était invitée le 5 avril par la conseillère sociale du ministre en présence de la DGRH à une réunion de présentation de sur l’« agenda social » du ministre. 


Force Ouvrière a tout d’abord indiqué que nous n’étions pas demandeurs d’un « agenda social » dans l’éducation nationale. Les réunions de concertations se multiplient, à l’image des chantiers ouverts par le gouvernement. Les personnels n’ont aucune réponse à leurs revendications. A chaque fois le ministre oppose une fin de non-recevoir... et l’annonce d’un nouveau chantier. Après avoir rappelé les votes négatifs au Conseil Supérieur de l’Education, sur ParcourSup, sur les réformes du baccalauréat et du lycée, FO a réitéré sa demande que le ministre ouvre de véritables négociations sur la base des revendications exprimées depuis plus de 5 mois par l’interfédérale (FNEC FP-FO, FSU, FERC-CGT, SUD Education, SNUDEP, UNEF, UNL, SGL).


Mais le ministre Blanquer s’inscrit bien dans les déclarations du Président de la République  qui confirme comme ses ministres «  nous irons jusqu’au bout » et dans l’éducation nationale, « de la maternelle à l’université », on change tout » ! C’est pourquoi, le ministre veut rencontrer les 6 organisations syndicales représentatives début mai pour présenter les différents chantiers de son agenda, dans une logique de « co-construction » des réformes ; les discussions commenceraient tout de suite : il veut aller très vite sans prendre en compte le rejet des contre-réformes!


Le ministère a beau s’en défendre, les axes de travail correspondent pour beaucoup à la logique du document d’orientation adressé aux fédérations de fonctionnaires, « refonder le contrat social ». Ils s’inscrivent également dans la continuité de PPCR, des contre-réformes sur le lycée, sur l’orientation (la régionalisation dans le cadre du SPRO), et de la réforme de la formation professionnelle (mise en place du CPF).


Ainsi le ministre veut revoir les conditions de travail et l’indemnitaire des personnels enseignants, psyEN, et d’éducation. Dans le cadre de la réforme de la formation continue, il veut « réfléchir » à la mise en œuvre du Compte Personnel de Formation, c’est-à-dire une individualisation (voire une monétarisation) de la formation, qui serait davantage liée à la mobilité. Dans le cadre de PPCR, le ministère veut aller plus loin en ce qui concerne « l’accompagnement » des personnels. Il veut revoir également la formation initiale : la place du concours, l’attractivité du métier, sans pour autant remettre en question la masterisation, et les mesures PPCR qui tournent le dos à l’augmentation de la valeur du point d’indice. 


Il annonce vouloir faire « évoluer les métiers » de tous les personnels, de modifier les règles du mouvement dans le 1er comme dans le 2nd degré. Concernant les psyEN-edo, ex-COP, il s’agirait « d’organiser leur travail en EPLE » dans le cadre du plan de fermetures de CIO que vient de décider le gouvernement…


Selon la DGRH, « Les temps ont changé. On ne reste pas enseignant pendant 40 ans. Donc il faut préparer les personnels à plus de mobilité. »


Cela éclaire bien les enjeux du « nouveau contrat social » dans la Fonction publique s’il était appliqué à l’Education nationale. Sous prétexte « d’alléger les processus entourant la mobilité des agents », il faudrait tout réécrire : les missions, les droits et garanties liées aux statuts particuliers de corps, la formation initiale et continue des personnels au service. Tout cela dans le cadre de la transformation-destruction du service public prévu par le « nouveau contrat social », des plans de départ dits «volontaires», de la suppression de 120 000 postes et de la rémunération au mérite. Avec la FGF-FO, la FNEC FP-FO prépare le rapport de force pour bloquer toutes ces mesures.

 

Le 22 mars les fonctionnaires étaient massivement en grève pour les salaires, les postes et la défense des statuts. Ce même jour les cheminots étaient en grève contre la casse de leur statut et l’ouverture à la concurrence. Ils reconduisent leur grève pour la quatrième fois les 18 et 19 avril. Ne faut-il pas la grève des fonctionnaires avec les cheminots pour faire reculer le gouvernement ?

Réforme du baccalauréat

Assemblées générales partout !

Pour le retrait de la réforme du lycée et du Baccalauréat

Comparatif : grilles

Projet de réforme du lycée Blanquer comparatif des grilles horaires avec les grilles actuelles

Réforme Blanquer du lycée :

le ministre persiste et signe Assemblées générales partout pour construire le rapport de forces

Soutien et solidarité avec les cheminots

Ils défendent le statut. Ils refusent la privatisation.

 

La FNEC FP-FO apporte son entier soutien aux cheminots en grève pour bloquer la volonté du gouvernement de privatiser la SNCF et de détruire leur statut.  La FNEC FP-FO appelle tous ses syndicats à exprimer ce soutien par tous les moyens aux syndicats de la fédération FO des cheminots et aux assemblées générales de cheminots qui se réunissent quotidiennement. 
 
Comme citoyens, comme usagers, nous sommes tous partie prenante de leurs revendications car nous avons besoin du service public républicain et tous les arguments du gouvernement ne sont que mensonges et manipulations.
 
Comme fonctionnaires avec les salariés de la SNCF, nous savons que la défense du statut des cheminots c’est la défense de tous les statuts, de toutes les conventions collectives, de tous les services publics, tous mis en cause à l’école, dans les universités, à l’hôpital et dans tous les services publics par la politique du gouvernement.
 
Comme syndicalistes, nous soutenons leur volonté d’obtenir satisfaction par l’action unie soudée sur les revendications exprimées par les assemblées générales avec les organisations syndicales.
 
Les revendications et les exigences des salariés de la SNCF sont des revendications et exigences de tous les fonctionnaires, ce sont les revendications Force Ouvrière en défense des intérêts des salariés, en défense du service public républicain.
 
 

PSYEN-EDO

Plan de fermeture des CIO et affectation des Psyen-EDO en établissements Basculement des personnels des DRONISEP aux Régions

 

La FNEC FP-FO et le SNFOLC ont été reçus à la demande du ministère le 23 mars sur l’orientation. Le  ministère a présenté comme aux autres organisations syndicales, son projet en  matière d’orientation, d’emplois de Psyen-EDO, de directeur de CIO, des différentes structures de l’orientation, d’existence des CIO. Ce qu’il en ressort est très clair:

 

Fermeture des CIO programmée

Le  ministère prévoit la fermeture de tous les CIO «à plus ou  moins long terme». Le gouvernement dans le cadre de la loi sur la formation professionnelle répond positivement aux Régions. Elles auraient dans les établissements scolaires, collèges et lycées, la mission d’information à l’orientation.

 

Des Psyen-EDO affectés en établissement

En l’absence de CIO, les Psyen-EDO seraient affectés dans les établissements scolaires. Sachant que le statut des Psyen-EDO n’est plus un statut dérogatoire calé sur celui des personnels enseignants qui les protégeait, et qu’il est devenu un statut et un corps à part entière sans lien avec l’enseignement et les statuts particuliers de l’Éducation nationale, cela facilite la tâche du ministère. En ce qui concerne les DCIO, le gouvernement n’a pas encore tranché quant au devenir d’un DCIO sans CIO!

 

L’avenir des DRONISEP dans les régions!

Le gouvernement dans sa frénésie de réformes bascule les DRONISEP aux régions: personnels administratifs, Psyen-EDO, DCIO devraient soit opter pour la région dans ces deux prochaines années, soit être mis à disposition. Inacceptable!

 

Nouveau  baccalauréat, nouveau lycée: tout le monde fait de l’orientation

Dans le cadre  du nouveau «parcours» des élèves, l’orientation inscrite à l’emploi du temps des élèves ( 54 heures pour les secondes à la rentrée 2018, puis 1h30 par semaine en Première et Terminale) serait faite par tout le monde: Psyen-EDO, professeurs principaux, partenaires de l’école, corps intermédiaires, branches professionnelles, etc. le tout sous l’égide des régions. Le gouvernement envisage une convention-cadre déclinable région par région pour une mise en place territoriale de l’information à l’orientation.

 

La feuille de route du ministère confirme que tout est lié: l’orientation n’est plus à faire dans les CIO, les 3 700 personnels des CIO sont en danger de mobilité «volontaire» comme le prévoit le ministre de l’action et des comptes publics et le Premier ministre dans son nouveau contrat social avec les agents de la fonction publique.

Le plan prévu pour les Psyen-EDO, les DCIO, les DRONISEP, la fermeture des CIO n’est tout simplement pas acceptable.

 

Discutons, informons, organisons ! Le 3 avril les cheminots sont appelés à débuter la grève. Dans les AG de cheminots, la reconduction de la grève à partir du 3 avril est en discussion. Cette question ne concerne pas que les cheminots. La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements et les services, dans l’unité, pour en débattre.

Réforme du bac

Réforme du lycée et du bac

Une machine pour détruire les disciplines, les statuts et les diplômes

Le 22 mars,

 FO et 6 fédérations de fonctionnaires

(FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC, CFTC)

appellent à la grève

 

La journée de grève et de mobilisation du 22 mars 2018 à l’appel de 7 fédérations de fonctionnaires est une réponse aux attaques sans précédent que connaissent les agents de la fonction publique. Nous pouvons affirmer que c’est la première fois sous la cinquième République qu’un gouvernement concentre autant de décisions négatives contre les personnels et leurs statuts en un temps record.

 

La 1ère salve 2017 : 

  • Gel du point d’indice pour l’année 2018.
  • Rétablissement du jour de carence.
  • Hausse de la CSG partiellement compensée et non pérennisée;
  • Coupes budgétaires.
  • Suppression de 120 000 postes.

 

La 2ème salve, 1er février 2018 : le programme Action Publique 2022 :

  • Chaque ministère doit établir sa liste de missions à supprimer ou externaliser.
  • Recours massif aux contractuels (comme les contrats de mission) alors que l’on recense déjà un million de contractuels sur 5,5 millions d’agents.
  • Rémunération au mérite contraire au principe de carrière.
  • Plans de départs volontaires concernant les agents dont le poste serait supprimé suite à restructuration.
  • Remise en cause des instances paritaires (CAP, CT, CHSCT) dans le même esprit que la loi Travail.
  • Amplification des baisses budgétaires dans les trois versants de la Fonction publique (État-territorial-hospitalier), ce qui entraîne déjà des suppressions de services, de missions de service public et d’emploi et des projets de privatisation.

 

Ce que ce gouvernement a imposé au Code du travail, il entend le mettre en œuvre avec la même méthode pour casser les services publics et les fonctionnaires. Il s’agit de remettre en cause l’ensemble des conquêtes sociales de 1936 et de l’après-guerre, les statuts, les conventions collectives, les services publics, l’hôpital, la formation professionnelle, le baccalauréat, les universités et les diplômes.

 

Alors que de nombreuses mobilisations sectorielles se poursuivent dans l’Éducation nationale, les EHPAD, le secteur aérien, la grande distribution, etc., la question de la riposte interprofessionnelle est posée.

 

D’ores et déjà le 22 mars, en plus des fonctionnaires et agents publics, nous savons que les Fédérations FO, CGT, et Sud Cheminots appelleront à la grève pour défendre leur statut particulier. Plusieurs autres secteurs directement frappés par les mesures d’économies du gouvernement, comme Pôle Emploi ou la Sécurité sociale, devraient rejoindre cette journée de grève.

 

Dans l’enseignement, les fédérations FSU, FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation, SUNDEP avec SUD étudiants, l’UNEF, l’UNL, SGL appellent à la tenue d’Assemblée Générales et HIS pour décider et préparer la grève et les manifestations le 22 mars avec l’ensemble des fonctionnaires.

 

Devant l’agression gouvernementale contre le service public, une seule réponse possible : la construction du rapport de force.

 

La FNEC FP-FO, avec sa fédération de Fonctionnaires la FGF-FO, appelle à préparer dès maintenant l’action commune pour le retrait des plans et mesures qui sont dirigés contre le service public, les fonctionnaires et leurs droits statutaires. La grève du 22 mars 2018 est la première étape qu’il faudra amplifier si nécessaire pour mettre en échec les plans du gouvernement contre les fonctionnaires et les services républicains.



Répartition des moyens à la rentrée 2018

CTMEN du 20 décembre 2017

Pour le ministère il faut « réduire la facture »

Pour FO il faut répondre aux revendications des personnels !

Non rémunération des TPE dans l’académie

Le Rectorat contraint de reculer !

 

A la surprise générale nous avions appris début 2017 que la Rectrice décidait de ne plus rémunérer les examinateurs pour les épreuves de TPE alors qu’il s’agit clairement d’une épreuve terminale et obligatoire du baccalauréat dont la rémunération est définie par les textes ( taux 3 = 9,60€ par heure).

 

Le SNFOLC Orléans-Tours a lancé une campagne de pétition et a régulièrement abordé ce dossier à tous les niveaux :

  • Courrier à la Rectrice de la section académique dès le 26 janvier 2017
  • Intervention de la fédération FO sur cette question en CTA le 15 mars 2017
  • Egalement en audience du SNFOLC avec la Rectrice le 22 mai 2017 
  • Enfin au ministère à de multiple reprises, notamment auprès de la conseillère sociale du ministre.

 

Nous ne pouvons que nous féliciter de ce retour à la normale.

 

Tout travail mérite salaire, nous continuons à revendiquer la rémunération :

  • De toutes les épreuves du DNB.
  • De la totalité des épreuves de langues du baccalauréat.

 

 

Les TPE seront bien rémunérés en 2018

et de manière rétroactive pour 2017.

Nous vous invitons à contacter le SNFOLC

pour faire valoir vos droits

 

collèges et lycées

BAC

Casser le baccalauréat, c’est casser le lycée ! Défense du baccalauréat, premier grade universitaire et diplôme national de fin d’études secondaires

DNB 2018

Aggravation de l’autonomie

« Devoirs faits »

Non à la dérèglementation à tous les étages  Aucune pression sur les personnels
 
 

Alerte, avec « Le plan étudiants »,

les professeurs principaux de Terminale corvéables à merci 
 
Le ministre Blanquer va adresser dans les jours qui viennent un vademecum aux chefs d’établissements et aux professeurs principaux de Terminale pour accompagner « les acteurs de la communauté éducative dans l’amélioration de l’orientation au sein des établissements ».
 
Multiplication à l’infini des tâches 

Dès décembre 2017, il sera demandé aux professeurs principaux de Terminale « d’assurer un suivi plus individualisé des élèves ». 

Un deuxième professeur principal sera nommé. 

L’ISOE sera « modulée pour prendre en compte le travail spécifique des professeurs principaux »

Une modulation d’indemnité pour des heures et des heures de travail supplémentaire ? 

La liste des tâches est interminable : recenser les vœux de chaque élève pour le premier conseil de classe, coordonner la rédaction des fiches avenir pour le conseil de classe du 2ème trimestre, synthèse des candidatures de chaque élève, présentation de la plateforme d’admission et des procédures d’inscription avec des ateliers en salle informatique…

Au premier trimestre l’équipe éducative « formule des conseils et des recommandations ».

Tout le monde devra s’y mettre et produire un document interne à l’établissement. 

Au deuxième trimestre, l’avis « doit être élaboré avec discernement et dans le souci de leur crédibilité sur le long terme auprès des établissements »
 
Deux semaines consacrées à l’orientation : deux semaines de cours en moins

Et ce n’est pas fini ! Les professeurs principaux seront aussi chargés d’organiser deux semaines d’orientation, l’une, dès novembre-décembre 2017 pour présenter les métiers et les filières universitaires y menant, et l’autre « pour permettre aux élèves (…) de formuler des choix de poursuite d’études réfléchis et éclairés » durant le reste de l’année. 

Donc deux semaines de cours en moins. 

Il faudrait aussi mettre en place des tutorats inter-cycle mutualisant les personnels du second degré et du supérieur. 

« Des formations académiques pour les professeurs principaux sont prévues » Certes. Sur quel temps ? Avec quelle rémunération ? 
 
Renversement des rôles 

Le « plan étudiant » fait d’eux les premiers censeurs de l’entrée à l’université. Le gouvernement veut faire porter aux personnels du second degré la charge de la sélection et donc la responsabilité de sa politique régressive. Dès le mois de mai, les « oui », « oui si », « en attente » étant rendus par les universités, le baccalauréat perdrait son statut de premier grade universitaire, les épreuves seraient présentées comme une formalité. 
 
Le SNFOLC invite les personnels à se réunir pour prendre position contre ces mesures et en défense du baccalauréat, premier grade universitaire et diplôme national.

-Maintien du baccalauréat, premier grade universitaire, diplôme national de fin d’études secondaires

-Maintien et rétablissement, dans toutes les disciplines, des épreuves nationales, anonymes, ponctuelles et terminales du baccalauréat

-Rétablissement des horaires disciplinaires et des dédoublements nationaux supprimés par la réforme des lycées

-Maintien et rétablissement dans tous les établissements de toutes les disciplines, toutes les heures d’enseignement disciplinaires et de tous les postes

Conférence de presse de rentrée

du ministre :

« remuscler  le baccalauréat » en le détruisant

 


Le ministre sort du bois

Dans sa conférence de presse le ministre a réaffirmé sa volonté de réformer le baccalauréat :

« des épreuves terminales recentrées sur quelques disciplines, une place accrue pour le contrôle continu, une meilleure articulation avec les études supérieures »

Une concertation doit commencer en octobre 2017 pour aboutir à un nouveau baccalauréat en 2021.

Dans quel but réformer le baccalauréat ? Pour le renforcer ? 

Le ministre l’avoue : «Une réforme intelligente du baccalauréat doit permettre de gagner du temps sur le mois de juin et de gagner de l’argent sur l’organisation. »1

Il ajoute : « On peut parfois avoir une plus grande richesse d’options en mutualisant entre lycées ou entre le lycée et l’université pour, finalement, offrir autant voire plus de choix aux lycéens. » 


C’est le continuum bac-3/bac+3 avec la mutualisation des moyens des lycées et de l’université, prévu dans la Loi de Refondation Peillon. Avec en perspective, la remise en question des garanties statutaires attachées aux différents corps. 
 
Défense du baccalauréat, clef de voûte de l’enseignement 

Plusieurs ministres s’y sont déjà attaqués. Ils se sont heurtés à une résistance importante des personnels et des élèves qui sont attachés au baccalauréat, à son niveau d’exigence, à son caractère national, terminal et anonyme. 

Ils n’ont jamais voulu et ne veulent plus du contrôle continu que le ministre prétend généraliser. Avec la réforme du collège et du DNB 2017, la grande majorité des élèves ont obtenu le brevet par le contrôle continu avant les épreuves terminales !

Le ministre ne peut l’ignorer, la réforme du collège ne passe toujours pas. Aucune chance pour qu’une réforme du lycée, allant dans le même sens, soit plébiscitée par les professeurs.

 
 FO rappelle son opposition au continuum bac-3/bac+3 qui ferait du baccalauréat une simple étape de la scolarité ou un « repère » comme le dit le ministre. 

Dès cette année, des milliers de lycéens ont été exclus de l’université. Si le bac n’est plus un grade universitaire, c’en est fini du droit d’inscription à l’université. 

Si le baccalauréat n’est plus un diplôme national, il n’est plus reconnu dans les conventions collectives.

Cela s’inscrit dans la logique de la loi Travail qui démantèle les droits des salariés. 


Rétablissement des épreuves ponctuelles, terminales, nationales et anonymes du baccalauréat dans toutes les disciplines. 

Maintien du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire. Loi travail, ordonnances Macron, c’est toujours non !

Pour préserver nos droits et garanties statutaires et celles de tous les salariés, une seule et même réponse est à l’ordre du jour : préparer le rapport de force.

Réforme du collège :